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Slt,

On parle partout de mondialisation.
Les hommes, les capitaux, et les containers circulent librement, et ça s'aggrave.
Comme, je l'ai dit dans une autre post, je suis en phase de reconversion et je ne voudrais pas faire fausse route, je me trouve à un carrefour et je dois choisir le bonne embranchement.

J'ai déjà lu que l'Off Shore pouvait menacer dans un avenir proche les dév web, ce qui ne serait pas le cas pour leurs managers.

Avez vous des retours d'expériences à ce sujet ?


Merci d'avance pour vos réponses.
najib a écrit :
Slt,
J'ai déjà lu que l'Off Shore pouvait menacer dans un avenir proche les dév web, ce qui ne serait pas le cas pour leurs managers.
.

N'est ce pas incohérent ?
pas de dev = pas de dev à manager ?

Il y a longtemps que la mondialisation à commencer, c'est simplement que l’accès à internet s'est largement démocratiser sur l'ensemble de la planète et que , comme beaucoup d'autre marché, la concurrence s'amplifie au profit des moins couteux.

Comme dans d'autre domaine, on se mord la queue, on cherche en Europe et au states à être compétitif en sous traitant ailleurs et on finis à la trappe dans le même process.

Ce qui survie bien et se développe , c'est l'expertise top niveau sur des marchés de "luxe" avec une marque reconnue( ou à créer) avec une excellente gestion et un excellent marketing.

Cela fait des décennies que j’entends parler de fuite des compétences et capitaux. Aujourd'hui, la crise et politique rend vraiment morose autant les professionnels en devenir et les investisseurs de moins en moins nombreux.

Avant tout, il te faut être certains que l'embranchement que tu va prendre correspond bien au choses que tu veut et aime faire, bien évaluer tes limites à la maitrises des compétences du/des metiers que tu vises (tes capacités d'apprentissages et de mise en application de tes connaissances) , ce sera ton moteur(j'aime, passion) et tes ressources personnelles(connaissances, autodidacte/dependance, endurance) qui feront la différence.

Paradoxalement, une période de crise peut-être une période ou il est plus facile de faire son trou que quand tout vas bien lorsque professionnellement on est irreprochable.
J'ai bossé 2 ans et demi comme chef de projet dans une boite qui faisait tous ses développement en off shore (inde, cote d'ivoire, tibet, pakistan...) et je pense sincèrement que les devs européens ne sont absolument pas menacés par la délocalisation.
Salut,

Il existe, malheureusement, de grosses agences et des SSII (ayant souvent pignon sur rue à Paris) qui ont des antennes au Maroc, en Ukraine, en Inde ou dans je ne sais quel pays émergent situé à l'autre bout de la Terre et qui, pour un certain nombre de projets (y compris des projets émanant de clients français), paient des gens basés dans ces pays-là pour faire tout ou partie du boulot : ça casse les prix (ou ça génère une marge considérable si les projets concernés sont vendus cher aux clients finaux), mais ça vend souvent de la merde.

Cela dit, pas besoin d'exotisme : des prestataires qui cassent les prix, on peut facilement en trouver près de chez soi, de même que des commanditaires qui cherchent des prestataires pas cher sans pour autant recourir à l'offshore. Il y a trois ans, j'ai été approché par un graphiste freelance proposant ses services à un tarif partant de 70 € « pour un design complet avec logo perso », le tout livré en 24 heures, graphiste qui a eu le culot de penser qu'il fallait « se faire un nom en cassant les prix » et que les prix du marché étaient « un peu surgonflés » à ses yeux ! Je l'ai envoyé paître sans remords. De même, récemment, je n'ai pas donné suite à une offre de mission à laquelle j'avais répondu lorsque le client en question m'a dit qu'il payait ses freelances 270 € / jour.

En outre, si l'offshore dans notre domaine d'activité était aussi menaçant, le Web serait un secteur sinistré en France. Or, il ne l'est pas : je croise toujours des annonces d'agences cherchant un développeur front-end, que ce soit pour un poste salarié ou une mission freelance et je connais des confrères freelances qui, basés en France, ont un carnet de commandes bien rempli.

Enfin, les agences éprises de qualité sauront toujours chercher les bons profils là où ils se trouvent. Smiley smile
Mouais en effet, j'ai vécu des expériences de collaboration offshore et le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été conquis.

Les prix ne sont pas si «cassés» que ça: Soit on passe par une agence offshore, soit on recrute soi-même directement sur place, dans les deux cas, économiquement, ce n'est pas le saint-graal. C'est moins cher, mais pas à prix cassés. À cela on ajoute des surcoûts en gestion de projet si on est un tant soit peu exigeant. Les problèmes de communication, de langue, d'horaires rendent le suivi d'un projet avec qualité ardu.
Bien sûr, pour des missions de codage à la chaîne sans vraie gestion de qualité, ça marche et c'est avantageux. Autant qu'ils prennent ces boulots là, moi j'en veux pas Smiley langue . Ou encore des situations particulières, comme du support 24/24 (Là les horaires se trouvent être un avantage).

Au final ma boîte a cessé sa collaboration. D'un autre côté, nous avons reçu des mandats venant de développements offshore qui devaient être revus/corrigés/repris ou continués car le mandataire n'était pas satisfait par ce système.

Il y a quelques années il y a eu une mode, pleins de gens s'y sont rués, et une bonne partie en sont revenus, certains ont trouvés un écosystème viables et y sont resté.

Et puis il ne faut pas se leurrer, dans presque tout les domaines, l'offshore/la délocalisation/se faire remplacer par une machine, c'est une menace existante. Mais partout, une démarche de qualité arrive à lutter contre ces «menaces».

Donc non, ce n'est pas une menace immédiate sur nos domaines.
J’ai bossé avec l’offshore (Maroc, Bulgarie) il y a quelques années et si concurrence il y a c’est (pour l’instant) uniquement sur le critère du prix : si ton offre est positionnée sur ce point (c’est-à-dire que tu es sur le créneau du discount), alors oui tu peux te poser la question de la concurrence de la sous-traitance low-cost à l’étranger. Mais il existe bien d’autres positionnements, plus gratifiants et (parfois) plus rémunérateurs… bref tu ne seras en concurrence avec l’offshore que si tu le choisis.

Pour le reste, et comme l’ont dit mes compères ci-dessus, beaucoup d’entreprises font leurs comptes après avoir délocalisé et tirent parfois la tronche : entre les problèmes de fuseaux horaires, de langue, de culture et (surtout) de qualité des livrables, il peut arriver qu’on perde autant à recoller les pots cassés qu’on en gagne sur les marges…
Hello,

pour travailler très régulièrement avec des équipes offshore, effectivement il n'y a pas péril dans la demeure. Maintenant ça me gêne de lire qu'on ne peut pas faire de Qualité et que souvent bla bla bla bla... et il n'y a absolument rien de malheureux là-dedans, au contraire c'est enrichissant de bosser avec d'autres cultures ! Je pense qu'il y a également un amalgame entre offshore et lowcost. J'ai un projet en ce moment avec une équipe à New-york, c'est du offshore.

J'estime que mes collègues Roumains font du bon boulot dans des contraintes très fortes et que parmi eux il y a des mecs juste divins. Et c'était le cas aussi avec les équipes du Maroc dont parle STPo. On commence à le comprendre, la Qualité dépend de toute votre team avec une forte (trop forte ?) responsabilité sur le chef de projet. Et c'est valable que vous soyez en physique ou en distant. Maintenant que je l'écris, ça me fait penser que finalement qu'une boite comme Mozilla est full offshore avec des ressources aux quatre coins du monde.

Bref pour répondre à ta question, je suis en phase avec GC, choisi un métier qui te passionne et ça passera tout seul.

Adrien
gc-nomade a écrit :
Ce qui survie bien et se développe , c'est l'expertise top niveau sur des marchés de "luxe" avec une marque reconnue( ou à créer) avec une excellente gestion et un excellent marketing.


victor-brito a écrit :
Enfin, les agences éprises de qualité sauront toujours chercher les bons profils là où ils se trouvent.


kustolovic a écrit :
Bien sûr, pour des missions de codage à la chaîne sans vraie gestion de qualité, ça marche et c'est avantageux.


STPo a écrit :
Pour le reste, et comme l’ont dit mes compères ci-dessus, beaucoup d’entreprises font leurs comptes après avoir délocalisé et tirent parfois la tronche : entre les problèmes de fuseaux horaires, de langue, de culture et (surtout) de qualité des livrables, il peut arriver qu’on perde autant à recoller les pots cassés qu’on en gagne sur les marges…


Voulf a écrit :
On commence à le comprendre, la Qualité dépend de toute votre team avec une forte (trop forte ?) responsabilité sur le chef de projet.


Pour résumer, Le prix s’oublie, la qualité reste.
Pourriez vous me conseiller des ouvrages, sites, tutos de qualité... qui me permettraient de me construire une base théorique solide ?
Ainsi que des méthodes pour mettre en pratique le "corpus" théorique acquis ?

J'avoue que je n'ai pas envie de perdre mon temps.

Je suis en train de terminer: "CSS2 Pratique du Design Web", et je vais attaquer "CSS avancées: Vers HTML 5 et CSS 3" de Raphael Goetter et je compte enchaîner sur "HTML 5 Une réference pour le developpeur web" de Rodolphe Rimelé.


Merci à tous ceux qui ont pris la peine de répondre, j'y vois maintenant un peu plus clair.

P.S: une autre question qui me traverse l'esprit, est ce que l'apparition des frameworks doit influencer l'apprentissage des langages ?
Le offShore est un risque pour toute agence faisant du "Quick & Dirty" pour toutes agences qui cherchent à augmenter ses marges sans autre idéologie que faire du fric.

Ces agences subissent la concurrence de l'offshore car les produits sont globalement comparables. Aujourd'hui, les sites produits en offshore sont responsives, en html5 etc. Ils répondent aux attentes buzzword promis par la communication de ces agences web.

Là où ces agences pêchent ; c'est d'ailleurs directement corrélée à cette recherche de la plus grande marge à tous prix, d'une exclusivité dans la valeur argent ; c'est dans la qualité et l'accessibilité.

Les flux sont trop tendus pour que l'offshore s'investisse dans la qualité et l'accessibilité.

Alors je dirais que tout développeur s'engageant dans la qualité et l'accessibilité ne rencontrera que très peu la concurrence de l'offshore. Sans compter qu'il s'avancera dans une autre échelle de valeur que l'argent seul.

http://bertrandkeller.info/2013/11/07/3647-le-cerveau-le-principe-de-motivation/
http://bertrandkeller.info/2013/11/06/3638-le-cerveau-construire-un-modele/

Note : Nous avons la chance en France d'avoir un référentiel d'accessibilité basé sur une méthodologie d'application des wcag, accessiweb qui nous permet d'avoir une expertise cohérente et relativement rapide contrairement à la plupart des autres pays où le développeur doit se taper les 1000 pages des wcag complet pour être opérationnel sur l'accessibilité. Un avantage que nous conservons pour le moment sur l'offshore.
Administrateur
najib a écrit :
Les hommes, les capitaux, et les containers circulent librement, et ça s'aggrave.

Huhu, comme mon dernier client en date est le 3e plus gros transporteur de containers au monde et qu'il vient de mettre en ligne son nouveau site, je peux te dire que ça circule pas "librement" vu les liasses et liasses de documents de douane qu'un client doit lire et valider sur leur site ! Smiley cligne

Que ce soit de plus en plus facile de transporter des marchandises de n'importe quel point du globe, là oui OK. Et on est tous responsables : consommateurs et fabricants étaient bien contents de payer moins cher la même chose fabriquée en Europe de l'Est puis en Asie ; les transporteurs s'adaptent à leur client (y a quand même des navires qui font le tour du monde en permanence, toujours dans le même sens de rotation sans faire demi-tour ; ça doit profiter des courants marins, faciliter la prévision des "routes" et le calcul de la prochaine date de passage, etc)

Pour clore le HS et revenir au sujet : Raphaël a formé à quelques reprises des équipes situées à l'étranger. Et le niveau va de tout à fait valable à très débutant. Mais à voir les sites réalisés en France, je crois que c'est exactement pareil ici : y a de tout dans notre profession Smiley cligne Y compris le non-respect de la législation sur le travail.
uxlco a écrit :


un référentiel d'accessibilité basé sur une méthodologie d'application des wcag, accessiweb qui nous permet d'avoir une expertise cohérente et relativement rapide contrairement à la plupart des autres pays où le développeur doit se taper les 1000 pages des wcag complet pour être opérationnel sur l'accessibilité. Un avantage que nous conservons pour le moment sur l'offshore.




De quel référentiel parles tu ?
Serait ce Alsacréations ?
Hello,

en ce qui me concernant j'ai beaucoup de mal à Offshoriser les sites responsives. J'ai besoin d'avoir un trio / duo ux / designer / front pour tomber du proto et le montrer au client.

"Les flux sont trop tendus pour que l'offshore s'investisse dans la qualité et l'accessibilité." > C'est un peu raccourci non ? Si ton client veux que tu offshorisespour diminuer une partie de ses coûts, il accepte que tu allonges le planning car tu dois produire plus de specs., de brief et ajouter des phases de recette . Si tu choisis d'offshoriser sans en parler à ton client pouraugmenterlafameusemargediabolique, tu anticipes ces phases et arrange ta production et ton chemin critique pour conserver un niveau de qualité.

Adrien
Administrateur
najib a écrit :
Pourriez vous me conseiller des ouvrages, sites, tutos de qualité... qui me permettraient de me construire une base théorique solide ?

La section Livres en recense pas mal (Responsive, méthodes pour l'intégrateur, Ergonomie, Accessibilité web) mais ne te contente pas de la théorie à mon avis ; c'est en étant confronté à des problèmes et situations concrets que tu progresses également.
Sans progresser plus que ça "en CSS", je ne travaille plus du tout de la même manière en étant seul intégrateur avec le webdesigner et développeur à côté ou à 400 km de là chez un client que maintenant en devant travailler à plusieurs à rythme forcé et en validant ce que mes collègues produisent... Les bonnes vieilles méthodes tout à fait valables, elles ont du mal à suivre.
najib a écrit :
P.S: une autre question qui me traverse l'esprit, est ce que l'apparition des frameworks doit influencer l'apprentissage des langages ?

D'où des méthodes comme OOCSS/BEM, des outils comme les préprocesseurs et donc les frameworks, resets, mini-frameworks et cie.
Les connaître c'est très bien ; savoir dans quel cas les utiliser c'est mieux mais surtout même sans les utiliser savoir pourquoi ils existent, quels problèmes ils sont censés résoudre et s'en inspirer quand tu rencontres une partie des problèmes qu'ils résolvent sans toutefois tout copier-coller ça c'est le top. Mais si tu as 5 minutes pour choisir un framework et pas un temps conséquent pour le maintenir à jour, c'est tout à fait valable aussi. Chacun a ses contraintes.
Ne sois en tout cas pas trop pressé, le mieux reste d'apprendre avec "la bonne vieille méthode d'intégrer des pages" et d'être directement confronté aux bugs navigateurs, aux petits projets dans lesquels tu as un souci du début à la fin parce que tu as fait un mauvais choix au début (ça nous arrive à tous, "si on avait su et maintenant c'est trop tard mais la prochaine fois on m'y reprendra pas").
Si tu te dis pas tous les jours "rah le temps que je gagnerais si j'avais des variables CSS et imbriquer les règles", pas la peine d'utiliser un préprocesseur parce que tu ne sais pas encore comment il crée les CSS et que ça va être bordélique sans même que tu t'en doutes Smiley cligne
Même son de cloche pour moi, je me suis vu mis en concurrence avec de l'offshore lowcost en Inde (société OFH : Offshore From Hell Smiley cligne ), et le petit génie qui a eu cette idée se frottait les mains d'avoir des coûts de dev aussi bas.

Sauf qu'il a passé 6 fois plus de temps à coordonner/gérer/faire les retours de bugs/etc. et au final, ça a coûté plus cher que de me le confier… pour un résultat qualitativement pauvre. Et j'ai quand même dû patcher (= limiter la misère) le site en question.

Je ne dis pas que ça te met à l'abri de tout : oui, tu peux perdre ton boulot parce qu'un décideur aura décidé de faire du low-cost, et oui, tu ne pourras jamais t'aligner sur des tarifs pareils.

Après, très occasionnellement, ça peut arriver qu'on bosse avec de l'offshore pas low-cost, c'est comme tout : il y a du bon et du moins bon. Perso, j'ai plus souvent eu du moins bon, mais ce n'est que mon expérience.
Hello à tous,

Jusqu'à il n'y a pas longtemps je partageais l'opinion de mes collègues plus haut. Ayant également bossé dans une grosse agence parisienne qui sous-traitait chez des roumains. A partir de là, mon job consistait à nettoyer (pardonner la grossièreté mais il n'y a pas d'autre mot:) leur merde.

Et quand je dis du boulot dégueulasse, c'est du template d'email avec 300+ images de 3px sur 150px, je sais même pas comment ils ont réussi à faire ça.
Cependant, j'y met un bémol à présent et j'en parlais ici:


Sugarskill a écrit :
Et là, la concurrence est rude. Autant il y à 5 ans, on trouvait sur les jobs/project boards des Indiens et des Indonesiens qui cassaient les prix, mais étaient synonymes de mauvaise qualité. Autant aujourd'hui, je peux t'assurer que la qualité est au rendez-vous (et de ce que je vois, les "amateurs" de ces pays, envoient plus de bouzin que les notres niveau maitrise).
Il ne faudra pas longtemps avant que tes skills sur l'integration d'un e-commerce durement acquis au prix de nombreuses nuits blanches, se retrouvent dans la balance avec d'autres de même qualité pour 4 fois moins cher (soit parce que le client aura trouvé lui-même, soit il sera en contact avec un autre freelance qui lui sous-traite).


Les prix restent cassés par rapport à chez nous, jusqu'à 5 fois moins cher, sauf que ces pays ont l'avantage d'avoir une énorme population ... de jeunes et l'ambition est au rendez-vous.
Le marché n'émerge pas, il explose, il suffit de faire un tour sur odesk, microlancer et compagnie pour s'en rendre compte.
Sur place, de part ce que je lis et de part les contacts que j'ai en Oz et NZ, les compagnies web et online games viennent s'y implanter en prévoyant le marché à venir et profiter du faible coût de la main d'oeuvre local qui commence sérieusement à se qualifier (à titre indicatif, le salaire minimum à Bali est de 120$ par mois, la moyenne de 150$ par mois, 300$ à 500$ est considéré comme un très bon salaire).

Cependant pas trop d'inquiétudes à avoir pour le moment, particulièrement en France:
1) Les Français sont encore frileux quand à la sous-traitance à l'étranger
2) Les Français restent encore des quiches en anglais Smiley smile et mener un full project avec une team à distance et dans une langue non entièrement maitrisée peut s'avérer très difficile, surtout quand c'est un gros projet (et je passe la communication avec le décalage horaire)
3) Les Français ne sont pas encore trop sur ce genre de méthode de travail
4) De fait ils ne savent pas encore où aller chercher la qualité (finalement tous ces job boards à prix cassés auront eu l'avantage de faire écran)
5) Enfin les agences et clients sont assez fidèles, il est difficile de trouver une ressource qualifiée et en qui ont peut avoir confiance, ça prend du temps donc de l'argent et la première fois c'est toujours un pari risqué. Se constituer un carnet d'adresse de clients satisfaits est une mine d'or à choyer.

D'un côté économique, tout cette main d'oeuvre qualifiée à bas coûts sont dans des pays qui émergent, avec une middle classe sociale en plein boom, subit à une forte inflation, les prix finiront donc par monter.
Parce qu'avec 150$ on ne vit pas, on survit seulement, même en Indonésie, la population de jeunes est connectée au reste du monde, elle est ambitieuse (mais d'une manière assez saine), elle sait ce qu'elle veut, analyse ce qui l'entoure pour y parvenir et apprend vite que les skills ont un coût.


najib a écrit :
Comme, je l'ai dit dans une autre post, je suis en phase de reconversion et je ne voudrais pas faire fausse route, je me trouve à un carrefour et je dois choisir le bonne embranchement.


Pas d'offense, mais je pense que c'est une très mauvaise façon de voir les choses. Il n'y a pas de "bon embranchement".
Qui aurait pu prévoir il y a juste 5 ou 6 ans que le profil d'expert front-end serait tant en demande aujourd'hui? Absolument personne comme tout le monde misait sur Flash, sauf que Apple à zappé Flash de ses devices mobiles et que HTML5 est arrivé, et tout le monde à suivi la tendance.
Tu ne dois jamais prendre les débouchés de ton boulot comme acquis, te préparer à tout ce que tu apprends maintenant te sera d'aucune utilité dans les prochaines années (ah... je suis bien avancée avec mes connaissances encyclopédiques de résolution de bugs sur IE6 maintenant haha, des heures de recherches et de knowledge inutilisable de nos jours... mais c'est pas un mal Smiley smile )
Si tu es flexible et malin, tu apprendras à être souple, à t'adapter et à tirer ton épingle du jeu. Le web n'est pas un domaine figé, c'est un domaine en constante évolution, si tu n'es pas prêt à ça, alors ce n'est pas un bon choix de réorientation.

Je pense que tu ne devrais pas trop t'inquièter pour l'offshore et la concurrence, concentres-toi déjà à développer des skills de bon niveau, mais garde un oeil dessus.
Si tu vois que quelqu'un vend le même produit que toi pour moins cher, alors évalue si c'est de même qualité, si ça ne l'est pas alors vend toi sur ça
Si c'est de même qualité, alors tu as 3 choix:
1) Ou tu te remets en question, réalise que tu te survend (beaucoup de gens se survendent en France, surtout chez les juniors) et tu envisages de t'aligner
2) Ou tu remets en question et voit ce que toi tu as de plus pour justifier une différence de prix
3) Ou tu te remets en question, te réorientes et vend un autre produit qui justifie ton prix et/ou trouve d'autres sources de monétisation.

A lire:
Designmodo a écrit :
We are web designers right…?
Wrong.
Websites Are Just One Piece of the Puzzle

Double the Price of your Next Web Design Project

Etre professionnel successful c'est pas juste être un technicien qui est bon dans ce qu'il fait, c'est aussi du marketing et de la communication.
Modifié par Sugarskill (02 Dec 2013 - 09:55)
najib a écrit :

P.S: une autre question qui me traverse l'esprit, est ce que l'apparition des frameworks doit influencer l'apprentissage des langages ?


Influencer l'apprentissage des langages: NON
Les frameworks, pre-processors sont des outils, mais connaitre et comprendre le langage dans sa nativité est essentiel.
C'est un peu comme tu peux conduire la voiture de ton choix, mais la base c'est quand même de savoir conduire.

Ils seront une ressource indispensable à un niveau professionnel. D'une parce qu'on te le demandera, de deux parce que ça te fera gagner beaucoup de temps, donc de rentabilité, et pour certains même améliorer/optimiser ton code.

Par contre, intégrer des méthodologies / style guides (SMACSS, OOCSS) lors de l'apprentissage sera pertinent pour une meilleure approche.
Modifié par Sugarskill (02 Dec 2013 - 09:52)
Merci pour ce regard intéressant.

Sugarskill a écrit :
5) Enfin les agences et clients sont assez fidèles, il est difficile de trouver une ressource qualifiée et en qui ont peut avoir confiance, ça prend du temps donc de l'argent et la première fois c'est toujours un pari risqué. Se constituer un carnet d'adresse de clients satisfaits est une mine d'or à choyer.

D'un côté économique, tout cette main d'oeuvre qualifiée à bas coûts sont dans des pays qui émergent, avec une middle classe sociale en plein boom, subit à une forte inflation, les prix finiront donc par monter.


C'est à 100% ma réflexion et je te rejoins totalement là-dessus : la qualité ça se paie, et quand l'offshore de qualité aura compris qu'il se brade il montera fatalement ses tarifs (peut-être pas jusqu'aux nôtres mais ça rééquilibrera les choses).

Et comme tu le dis, un prestataire qualifié digne de confiance c'est aussi difficile à trouver qu'un bon client, généralement les uns sont contents de faire des affaires avec les autres et c'est bien légitime. Mes clients reviennent au moins autant pour la qualité de ma prod que pour mon professionnalisme... (en toute modestie naturellement Smiley cligne )
Modifié par STPo (02 Dec 2013 - 11:13)
Merci pour ta réponse et... le tweet Smiley smile

Il y a tellement de choses que l'on vend au delà de nos compétences techniques: la disponibilité, la souplesse, la réactivité, l'éthique, l'investissement, la fiabilité, le respect, etc...
Quand on a su convaincre sur ça, c'est beaucoup plus facile de négocier les prix.
Sugarskill a écrit :
Si tu vois que quelqu'un vend le même produit que toi pour moins cher, alors évalue si c'est de même qualité, si ça ne l'est pas alors vend toi sur ça
Si c'est de même qualité, alors tu as 3 choix:
1) Ou tu te remets en question, réalise que tu te survend (beaucoup de gens se survendent en France, surtout chez les juniors) et tu envisages de t'aligner

Ce premier choix est risqué : s'il s'agit de s'aligner en cassant les prix, on risque de vite s'en mordre les doigts une fois les charges et cotisations sociales honorées, à moins d'avoir mis au point un business plan suffisamment solide pour que le moindre écart ne devienne pas catastrophique.

En fait, l'essentiel est dans le positionnement qu'on adopte quand on fait le choix des services qu'on veut vendre et de la clientèle qu'on cible, sachant qu'il n'est pas impossible d'adopter deux positionnements différents : pour ma part, je connais un confrère qui, parallèlement aux services qu'il vend à des clients grands comptes, propose un service, à la façon d'une mini-agence Web, à des tarifs plus abordables et ciblant les TPE, PME, artisans et autres clients professionnels n'ayant pas les moyens d'une agence ou d'un client grand compte, et ce tout en ayant le même souci de qualité que vis-à-vis de ses clients grands comptes, tout en tirant profit de son expérience avec ces derniers.

J'ai parlé de risque : ce risque, bien évidemment, existe lorsqu'on fait évoluer son positionnement ou qu'on en change carrément. Mais, il est moindre, à mon avis, surtout s'il s'agit d'une évolution se traduisant par une augmentation du tarif journalier à la suite d'un trop grand nombre de devis acceptés sans la moindre discussion sur le prix.
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