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(reprise du message précédent)

Oups. Toutes mes platissimes excuses pour le lien. Désolé que mon égo ai occulté le contenu du message.

Pour me faire pardonner, voici un lien vers quelques articles pas trop mal sur le sujet :
http://blog.manit4c.com/2011/04/18/pourquoi-un-site-internet-ne-coute-pas-300-e/
http://blog.axe-net.fr/combien-coute-un-site-internet/
http://kitdesurvie.metiers-graphiques.fr/002_tarif-freelance.html

Et un petit chat :
http://bullies.b.u.pic.centerblog.net/17dbdbad.gif
Modifié par yann31 (25 Oct 2013 - 19:50)
Bonjour

N'oublie pas non plus les réclamations clients ( le bleu trop bleu, le blanc trop blanc) parfois toutes les réclamations sont bonnes pour ne pas payer ou que partiellement ou le plus tard possible.

Les clients qui te demandent aussi un petit supplément qu'il te sera difficile de facturer car ils te demanderont ce service comme gratuit.

Beaucoup de tes clients ignorent ce qu'est le web, ce que ça implique comme travail, beaucoup ( de petites structures surtout) s'imaginent qu'il suffit de mettre son site en ligne pour devenir vite hyper populaire, vite gagner de l'argent et pouvoir ensuite payer l'investissement initial, dont le concepteur du site.

Tu peux aussi acheter des sites déjà existants dans diverses thématiques, déjà référencés, dont le créateur n'a plus envie ou la motivation de s'occuper ou pas les ressources en interne pour les développer.

Il te suffit alors de nettoyer un peu, revoir le design , améliorer le référencement, et revendre le site déjà référencé avec une bonne plus value à tes clients Smiley smile

J'ai une liste de sites à améliorer si cela correspond à ton business model, vendu via sedo, voir ma signature pour la liste.

Cordialement
Christophe
Ce topic est increvable Smiley smile
chris61 a écrit :
Tu peux aussi acheter des sites déjà existants dans diverses thématiques, déjà référencés, dont le créateur n'a plus envie ou la motivation de s'occuper ou pas les ressources en interne pour les développer.
[…]
webmaster depuis 1996 Vente réseau complet de sites web

…à moins qu'il ne s'agisse d'un bug dans la trame temporelle des interwebs ? Smiley sweatdrop
Modifié par audrasjb (12 Nov 2013 - 10:22)
Salut,
chris61 a écrit :
Tu peux aussi acheter des sites déjà existants dans diverses thématiques, déjà référencés, dont le créateur n'a plus envie ou la motivation de s'occuper ou pas les ressources en interne pour les développer.

Comme l'a si bien dit un confrère sur son blog :
STPo a écrit :
Larbin webmaster corvéable à merci sur un projet qui désintéresse jusqu'à son commanditaire, où est-ce que je signe ? Sans rigoler, qui ça peut tenter un projet présenté comme ça ?

Rien à ajouter… Smiley rolleyes
J'y vais de ma remarque Smiley smile

a écrit :
Quelques précisions, je ne compte pas travailler pour des sociétés mais plus pour des particuliers qui ne voudront pas mettre une fortune dans la création d'un site web


Un conseil, vise haut, toujours plus haut, que ta niche soit grosse ou petites, avec beaucoup de moyens ou peu.

Il faut se rendre à l'évidence: non ce n'est pas facile de faire de l'argent sur Internet, notamment en faisant des sites. De nos jours, sur Internet, se mettre a la conception de site web de but en blanc c'est même ce qui pourrait rapporter le moins.

Le front-end est surement l'un des boulots digital ou il est le plus dur de percer et/ou le moins rentable, je m'explique:

1 - Une concurrence impitoyable: tout le monde sait faire des sites internets

Tout le monde ou presque. Ce n'est pas les tutoriaux, les formations, les CMS et themes tout faits, et autres plate-formes qui manquent.
Le marché est saturé d'apprentis webmasters qui y voient une opportunité de carrière avec un investissement dans la formation ultra minimal.
De plus, c'est une activité somme toute ludique, beaucoup en font aussi en dilettante, puis se disent autant gagner un peu de sous avec.

Tu te retrouves en concurrence avec non seulement des professionnels (des vrais, qui sont aussi sur le marché des PME-PMI), un nombre incalculable d'amateurs, de juniors, et d'ados qui savent déjà manier depuis belle lurette des balises dont tu n'as même pas encore entendu parlé.


2 - Un investissement personnel interminable

Faire un site, meme juste potable, demande un puit sans fond de connaissances. Le client qui paie pour un site, même pas cher, même si il y connait rien, il veut quand même quelque chose de joli (design), quelque chose qui fonctionne (utilisabilite), quelque chose d'efficace (experience utilisateur), quelque chose qui casse pas sur son ipad (responsive), quelque chose d'interactif un peu (animations js ou css3), quelque chose qui se partage sur les reseaux sociaux (meta open graph et tutti quanti), quelque chose qui mette pas 100 ans a charger (performance), quelque chose qui se trouve sur google (referencement), et pour peu qu'il aie entendu parle du validateur w3c, quelque chose de bien code (semantique) ou pour peu qu'il veuille montrer le site à sa mère qui est sous IE8 (cross-browsing).

Et ça c'est vraiment le minimum, petit client, petit budget, ne signifie pas "petite qualité": vasy eclates-toi pour 500 balles !!

Il y a des gens qui veulent juste un site pour avoir un site, et ne preoccuperons pas des points cites ci-dessus, mais ceux-là ne paieront pas, n'investiront pas, demanderont à un petit cousin et lachera au mieux 50brouzoufs et une biere.
D'experience d'ailleurs, les lacheurs de 50 brouzoufs, demanderont tous les points cités ci-dessus et même plus. Parce qu'ils sont comme tout le monde qui n'est pas pro "ils se rendent pas compte".

Tu passeras des nuits blanches rien que pour apprendre a faire un site basique, potable qui merite salaire. Et quand tu auras rempli ton puit de connaissances, il se videra instantannément prêt à recevoir toutes les autres choses que tu n'as pas appris, plus toutes les nouvelles méthodes, pratiques, outils, qui apparaissent tout-les-jours.

Quand tu auras finis de monté un wordpress pour un client à passer tes weekends dans la doc, le suivant te demandera un tumblr, et l'autre un magento.

Le web c'est un pas un domaine, c'est une course sans fin, une course ou tu te fais dépasser si t'as le malheur de t'arrêter au bord de la route un instant pour boire de l'eau, ou tu finis essouflé même si t'es parti en avance.

Même juste pour un niveau décent, ça demande une formation et une veille continues et ça, t'es pas payé pour, faut que t'aimes ça Smiley smile


3 - Un marché saturé qui ne paie pas (ou plus?)

La notion est encore récente, et peu connue en France, mais ça grimpe et ça grimpe vite, ça s'appelle le microlancing.

Que font tous ces amateurs / néophytes / débutants cités dans le point numéro 1 avec lesquels tu es en conccurence quand ils savent pas faire? Ils sous-traitent.
D'ailleurs les professionnels sous-traitent aussi, de la micro-tache, ciblée, specialisée et facile à gérer à distance.

Et là, la concurrence est rude. Autant il y à 5 ans, on trouvait sur les jobs/project boards des Indiens et des Indonesiens qui cassaient les prix, mais étaient synonymes de mauvaise qualité. Autant aujourd'hui, je peux t'assurer que la qualité est au rendez-vous (et de ce que je vois, les "amateurs" de ces pays, envoient plus de bouzin que les notres niveau maitrise).
Il ne faudra pas longtemps avant que tes skills sur l'integration d'un e-commerce durement acquis au prix de nombreuses nuits blanches, se retrouvent dans la balance avec d'autres de même qualité pour 4 fois moins cher (soit parce que le client aura trouvé lui-même, soit il sera en contact avec un autre freelance qui lui sous-traite).

Tu pourrais faire le choix de sous-traiter également, mais soyons très honnête, sur ce genre de ptit projet / petit prix, ce n'est pas rentable... du tout.
Car quand tu sous-traites, tu restes responsable, il te faut donc toujours un minimum de connaissances pour jauger de la qualité de la sous-traitance. Sans compter le risque de devoir payer le sous-traitant sans savoir si / quand le client va payer.


4 - Un boulot qui sera toujours sous-payé

Même si en étant pro on arrive à en vivre, même à en vivre bien, c'est certainement l'un des boulots les moins considérés et rentables aux nombres d'heures passé à se former, à veiller, à charretter.

Je ne compte plus le nombre d'heures où j'ai bossé gratos (vaut mieux pas, le pourcentage me ferait pleurer je pense Smiley smile ), mais on est tous logés à le même enseigne alors ça me réconforte un petit peu, et en fin de compte c'est très formateur Smiley cligne

Le stress est énorme (les situations de burn-out sont d'ailleurs assez fréquentes en agences), à devoir gérer des clients qui comprennent peu notre métier, alors imagine quand toi-même, tu le connais à peine.
Tu risques de finir en béni oui-oui, sans poser de limites, à dire amen à chaque requête de ton client, et à te maudire de ne pas savoir comment les satisfaire.
Au final, c'est limite si ton tarif horaire ne sera pas en négatif.


5 - Le web, la construction de muret et l'éthique

La conception de site c'est comme le batiment. Là grosso modo tu nous dis que tu veux apprendre a construire une maison de A à Z, mais pour des gens qui ont le budget d'un muret, tout en commençant à vendre alors que tu en est au stade "cabane".

Bon disons qu'avec le temps, tu es arrivée à faire une jolie cabane chez le voisin, poser du parquet chez ta tante et monter un muret qui résiste un peu au vent pour dépanner un ami.
Mais est-ce que tu aurais quand même l'aplomb de répondre à la demande de quelqu'un qui veut une maison (une vraie avec cuisine, isolation et fenêtres qui se ferment), et ce toujours juste pour le prix d'un muret?

Des professionnels indépendants même qui viennent tout juste de se lancer, sont avant tout des professionnels.
Un e-commerce est un site qui a pour vocation d'être utilisé, si c'est payé c'est un investissement de la part du client et un résultat est attendu. Si le résultat n'est pas à la hauteur du à un manque de compétences, l'argumentaire du petit prix ne sera que très très faible (et dévastateur sur ta crédibilité).

On ne se fait pas "la main" sur des projets qu'on vend, c'est un manque de professionnalisme complet et un grand manque de respect au client.

On peut par contre se faire la main sur des projets personnels, pour des organisations caritatives, des amis / famille, dans des concours, mais sans attente de rémunération (donc pas besoin de cahier des charges, ni de connaitre les tarifs journaliers habituels des professionnels).
Puis commencer à vendre petit à petit ce qu'on a appris à maitriser en restant dans les limites de ce qu'on maitrise.


6 - La conception de site web, un taff qui ne vaut pas le coup sauf...

... sauf si tu sais ou tu mets les pieds, si tu te spécialises, si tu vises haut, tu finiras non seulement par avoir une maitrise de ce que tu fais techniquement, mais aussi une maitrise de ce que tu vends et à qui tu le vends.

Si tu ne vises pas haut, tu vends n'importe quoi au premier qui prend, ça peut sembler une bonne idée parce que 500 balles c'est toujours mieux que 0, sauf que vu le temps investit avant en formation et pendant durant la conception, c'est foireux de chez foireux.
Il faut que tu définisses précisément ce que tu vends, et à qui tu vends, et pour avoir ce luxe, il faut pouvoir se démarquer de ses compétiteurs, c'est toujours beaucoup de travail et d'investissement , mais c'est de l'investissement rentable.

La rentabilité, c'est la première notion à acquérir pour se mettre à son compte. Et la conception de site web en dilettante est tout sauf rentable.

Si c'est pour arrondir les fins de mois, met toi au tricot, au crafting ou que sais-je et vend en ligne, ou trouve un sujet qui te passionne, trouve une niche, monte un blog, construit une forte audience et vends des pubs.

Si c'est pour un changement de carrière, fais une formation (à l'école ou en ligne), apprend, investit, aime ça (surtout aime ça Smiley smile ), et fait une (ou plusieurs) expériences en agence avec toujours l'ambition d'aller aussi loin que tu peux.
Ah et je me rend compte que c'est un sujet déterré mais déterré de janvier 2012, donc je parle surement dans le vide héhé Smiley biggol
Tu parles peut-être dans le vide pour l'auteur de base, mais ton poste n'en reste pas moins très intéressant Smiley cligne
Lothindil a écrit :
Tu parles peut-être dans le vide pour l'auteur de base, mais ton poste n'en reste pas moins très intéressant Smiley cligne

Sauf pour les parties qui remettent une couche en matière de dévalorisation du métier de développeur front-end : beaucoup exerçant ce métier apprécieront… Smiley rolleyes

Si c'était un métier aussi réellement dévalorisé (je ne nie pas que certains ne veuillent pas le reconnaître à sa juste valeur et lui octroyer une rémunération conséquente) ou aussi dévalorisant, les développeurs front-end auraient changé de métier depuis belle lurette, je ne connaîtrais aucun confrère freelance affichant un chiffre d'affaires très respectable ou un carnet de commandes suffisamment rempli pour refuser des propositions de mission et, surtout, je ne connaîtrais pas d'agence ou d'annonceur susceptible de faire travailler un développeur front-end freelance et d'accepter sans la moindre discussion un tarif / jour que d'aucuns trouveront trop cher.

Quant à la question de savoir si ça paie ou non, il faut d'abord que les premiers intéressés arrêtent de se brader, qu'ils soient salariés ou freelances.
Lothindil > Merci, c'est une discussion que j'ai très (trop?) fréquemment

Victor BRITO a écrit :
Sauf pour les parties qui remettent une couche en matière de dévalorisation du métier de développeur front-end : beaucoup exerçant ce métier apprécieront…


Première précision si ce n'était pas évident Smiley smile Je fais ce métier avec amour et passion, je suis tombée dans le HTML quand j'avais 15 ans, 1ère chose de ma vie que je faisais pas trop mal et même mieux que d'autres. Quand j'ai appris que l'on pouvait en vivre professionnellement je n'ai pas hésité une seconde même si je n'avais aucun modèle, que les écoles étaient très peu connues (d'autant plus qu'à l'époque j'était à Tahiti ce qui était difficile d'avoir des infos sur le sujet, je n'ai eu connaissance des ressources en lignes telles alsacreations que 3 ans plus tard) et qu'on me mettait en garde contre ses nouvelles "écoles digitales", la bulle internet et qu'on me disait que y'avait pas d'avenir dedans... ou encore "mais t'es une fille ????"

Je me suis accrochée au HTML, quand les écoles ne valorisaient que le design et le flash (j'apprenais les CSS en cours de flash, je me suis fait plusieurs fois engueulée en cours lol mais je savais ce que je voulais, je voulais du front-end et si on me formait pas dessus, je m'y formerais seule)

Je me suis accrochée au front-end quand les agences te recrutaient comme "monteur HTML" et te conseillaient de t'investir sur du dev' php et faisaient encore des sites en tableaux et des sites pour le gouvernement sans aucune notion d'accessibilité (c'est moi qui gérait l'accessibilité, car j'était la seule qui de mon propre chef avait décidé de m'y intéresser, mais l'idée d'engager un "expert certifié accessiweb" comme je l'avais recommendait ou de me payer la formation semblait apparemment saugrenue pour quelque chose qui nécessitait juste -je cite- de "lire de la doc et suivre une checklist", je ne blame pas mes responsables eux-meme devant gérer un pole technique en sous-effectif et etant sous les ordres de dirigeants confondant website et flyers interactifs).

Souvent seule en mode couteau-suisse et en grand défenseur des bonnes pratiques (Don Quichotte style), il m'a fallu attendre 2008 et partir en Nouvelle Zélande pour voir des "teams" d'intégrateurs, ou les front-end font uniquement leur métier reconnu comme spécialité.
Et là j'ai réalisé à quel point la France était à la ramasse (je suis partie à l'époque où on collait à la direction artistique des mecs venant du print, je me disais (comme beaucoup, mais qui écoute les techoss?) que c'était un coup à foncer droit dans le mur... ça a pas loupé).

Dévalorisé et sous-payé au regard des compétences et de l'investissment personnel que ça demande, c'est une évidence irréfutable. Mais à aucun moment, moi, je dévalorise notre métier, au contraire:
- "Faire un site, meme juste potable, demande un puit sans fond de connaissances."
- "petit client, petit budget, ne signifie pas 'petite qualité' "

Où en est-on 15 ans plus tard?
- Enfin on commence avoir des annonces demandant des intégrateurs séniors parce que les agences professionnelles commencent à se rendre compte de la valeur essentielle de cette spécialisation
- Enfin on commence à entendre "j'ai du reprendre un gars, bon il coute cher, mais celui d'avant avait l'air de s'y connaitre mais le site était hyper lourd et long à charger" (celle-là je l'ai entendu encore la semaine dernière"
- En Australie, on me suppliait de prendre un sponsorship et un an et demi après avoir quitté le pays, je me fait encore appelé par des chasseurs de tête au moins 2 fois par mois car ils sont dans une pénurie de lead/senior.
- Les agences françaises sont moins hésitantes à prendre des freelances qualifiés à distance, plutot que des moins compétents moins chers sur place.

Bref, ça a mis le temps mais ça avance dans le bon sens, niveau valorisation, au moins dans certaines agences professionnelles...

Le mois dernier je me prenais la tête avec une communauté de graphistes (certains web designers bossant en agence, c'est ce qui effrayant) qui avancaient:
- (à propos d'une offre d'emploi pour du dev' front-end niveau intermédiaire) "le html et css, ça s'apprend en quelques jours / semaine c'est bête comme chou, le javascript c'est plus compliqué mais avec jquery ça devrait aller"
- "le responsive c'est juste quelques lignes de CSS à rajouter en fin de projet"
- "ce qui compte c'est que le design soit unique et original"
- "le SEO c'est quelques meta dans le head"

Bref du type à définir l'accessibilité comme juste le remplissage des "alt" sur une image.
Comble de l'ironie, lorsque j'ai listé les notions basiques incluses dans l'intégration (sémantique, bonnes pratiques, performance, responsive, accessibilité, utilisabilté, et j'en passe) on m'a reproché d'être "trop technique et d'étaler ma science".
Certains d'entres eux se vendent en freelance comme "expert html/css" (sic).

L'image de "boulot facile" où l'on peut se satisfaire d'un code digne de 1997 sous prétexte qu'il n'est pas trop cher, première cause de dévalorisation, est tenace.


Niveau professionnel, en bossant en freelance, combien de fois a-t-on une réponse négative, voire une air surpris lorsqu'on demande un story board pour le front-end... un quoi?
Des mockups pour le design ouais, des specs pour le back-end ouais, mais pour le front??
A toi de deviner quels effets doivent être appliqués ici et là, ou ce bouton mène, et d'anticiper tout ce qui n'a pas été prévu en amont (et de te taper milles retours du type "ah mais le message d'erreur on voudrait qu'il s'affiche comme ça, ah mais c'est pas ce qu'on avait en tête pour le slider, ah mais en fait là maintenant qu'on le voit on se rend compte que c'est pas pratique" ou le pire du pire "ah mais le client est sous IE7 en fait" raaaaaaaaaaaaaaaah donnez moi une tronçonneuse Smiley smile ).

On apprend à anticiper avec le temps, mais on apprend "the hard way", je ne connais pas de front-end aujourd'hui qui n'ont pas eu l'impression qu'il a fallu se battre, s'imposer, mettre des limites, et parfois être obtus (la bonne réputation du dev' raleur Smiley smile ) juste pour pouvoir bosser correctement.
Pas pour gagner plus, pas pour être promu, pas pour faire son malin, juste pour arrêter de perdre du temps et pouvoir délivrer un minimum de qualité.


Victor BRITO a écrit :
Si c'était un métier aussi réellement dévalorisé (je ne nie pas que certains ne veuillent pas le reconnaître à sa juste valeur et lui octroyer une rémunération conséquente) ou aussi dévalorisant, les développeurs front-end auraient changé de métier depuis belle lurette


Je ne pense pas, de mon expérience personnelle, et d'autres que j'ai pu rencontrer au fil du temps, c'est avant tout un boulot qu'on aime. Et parce qu'on l'aime, on justifie au début le manque de considération, les charrettes, le manque d'organisation, puis avec le temps on se dit que bon, ça va bien aller un moment et on apprend à tirer bon gré mal gré son épingle du jeu.

- "un taff qui ne vaut pas le coup sauf... si tu sais ou tu mets les pieds, si tu te spécialises, si tu vises haut, tu finiras non seulement par avoir une maitrise de ce que tu fais techniquement, mais aussi une maitrise de ce que tu vends et à qui tu le vends"

Un ancien collègue m'avait laissé cette recommendation "She is proud to do her best, and often miracles, even if it's late, even if it hurts".
And it did hurt a lot lol, mais je ne connais pas plus grande satisfaction que de réussir à produire quelque chose de qualité, d'autant plus dans cette situation peu favorable, à relever les défis d'organisation, de temps et techniques, c'est comme gagner un marathon avec une seule jambe, et ça a tendance à balayer les frustrations (jusqu'au prochain projet).

La reconnaissance peut être au rendez-vous, mais elle est tardive et reste rare.

Stéphanes Deschamps en parlait en 2009 à Paris Web ("Intégrateurs, montez au front" a must-read)

Quand on est vraiment dans le métier, on sait que forcément tot ou tard il sera reconnu, il ne peut pas en être autrement, mais quelle attente et quel long chemin à parcourir, il a fallu l'avaler notre pain noir.

Victor BRITO a écrit :
je ne connaîtrais aucun confrère freelance affichant un chiffre d'affaires très respectable ou un carnet de commandes suffisamment rempli pour refuser des propositions de mission et, surtout, je ne connaîtrais pas d'agence ou d'annonceur susceptible de faire travailler un développeur front-end freelance


J'acquiesse completement sur ce point, mais sur tout les gens vendant et achetant des sites web, on (les freelances ou même salariés) et nos clients/agences restons une petit poignée.
Un microcosme ou tout le monde finit par se connaitre et se croiser (que le monde du web "pro" est petit Smiley smile ).

Mon message est à direction de ceux qui envisagent la conception de sites comme activité parralèlle ou réorientation et j'insiste, à petit niveau en dilettante, c'est surement un des choix les plus foireux à faire qui ne sera pas rentable au vu de l'investissement demandé.


Victor BRITO a écrit :
Quant à la question de savoir si ça paie ou non, il faut d'abord que les premiers intéressés arrêtent de se brader, qu'ils soient salariés ou freelances.


Tu prêche une convaincue, mais d'autres te rétorqueront qu'ils n'ont pas le choix, qu'ils n'ont pas d'autres offres, que c'est partout pareil.
J'ai eu exactement ce type de discussion à propos des offres de stages abusives qui tuent l'emploi (notre secteur en etant un bon exemple).

- "Il faut que tu définisses précisément ce que tu vends, et à qui tu vends, et pour avoir ce luxe, il faut pouvoir se démarquer de ses compétiteurs"
Et on ne peut pas se démarquer de ses compétiteurs quand on est a un petit niveau; c'est malheureusement un luxe d'experts.


en relisant le condensé de Stéphane "Intégrateurs, montez au front", je me rend compte que j'aurais pu économiser des tartines de texte et me contenter de partager le lien et/ou de citer des passages, tellement c'est encore dans l'air du temps Smiley smile Smiley edit Modifié par Sugarskill (14 Nov 2013 - 06:51)
Moi je ne suis pas professionnel, mais j'adore programmer en marge de mon métier : j'ai déjà bossé en assoc' avec des injénieurs dev' qui tenaient les mêmes propos que les dev's de Sugarskill.

Alors je plussoie à 100%.
Olivier C a écrit :
Moi je ne suis pas professionnel, mais j'adore programmer en marge de mon métier


J'ai vu quelques uns de tes posts au fil de ma lecture sur le forum, t'as l'air d'avoir un bon knowledge pour quelqu'un qui fait ça à ses heures perdues.

Tu serais donc de cette catégorie:
Sugarskill a écrit :
De plus, c'est une activité somme toute ludique, beaucoup en font aussi en dilettante.


Beaucoup de niveaux différents chez les "débutants" ou "juniors" professionnels.
Quand j'ai commencé à taffer à plein temps après mes études, j'ai eu des collègues qui gagnaient moins que moi et des stagiaires, j'avais officieusement le status de lead, alors qu'officiellement j'avais la même expérience en agence sur mon CV (pratiquement aucune Smiley smile ), le même status (junior) et le même age voire plus jeune, sauf qu'eux avaient découvert le web 2 ans auparavant dans le cadre leur école, alors que ça faisait plus de 5 ans que je bidouillais en mode no life a manger du code matin-midi-soir-et-weekends (et des fois je me demande où est passée ma jeunesse? haha).
La différence était clairement là.

Quelqu'un comme toi qui a acquis autant de connaissances se lancerait en professionnel se mettrait (ou se ferait recruter) en junior à la vue du manque d'expérience en agence alors qu'il pourrait prétendre à niveau intermédiaire (au moins) en terme de compétences.

D'où pas mal de confusions et d'amalgames sur les qualités requises pour être professionnel débutant.

Mon conseil, quelque soit le niveau et à moi la première: "sois fier de ce que tu arrives à faire, mais garde en tête que ça casse pas des briques non plus, alors retourne googler / faire de la veille / apprendre, parce que tu peux faire mieux et regarde ceux qui sont meilleurs que toi, pas ceux qui sont moins bons."

Je pense que se satisfaire de son niveau est un frein à la progression et la pire chose à faire pour évoluer dans ce métier.
Modifié par Sugarskill (04 Dec 2013 - 04:44)
Bonjour,

je déterre à nouveau ce sujet, suis nouvelle arrivante sur le forum, je viens de faire ma présentation au Bar du Forum comme ça j'arrive poliment Smiley ola
J'ai lu ces 3 pages de votre conversation ac attention. Personnellement je fais partie des fameux particuliers, qui souhaiteraient créer un site A MOI.
Comme j'explique dans ma présentation http://forum.alsacreations.com/topic-9-23-77-Sujet-unique-Le-sujet-des-presentations.html et ds ma signature malgré mes essaies, hormis par les sites pré-fabriqués et faciles à gérer, que je gère pas trop mal, impossible pr moi d'aller plus loin.
Je suis consciente des heures de travail, que ça représente mais malheureusement pour moi, je suis aussi consciente des prix.
Je ne suis pas exigeante sur l'aspect du site, que je souhaiterai mais quelques fonctions me sont indispensables.
J'ai en tête ce que je souhaiterai mais je n'ose pas vous indiquer le lien du site, qui se rapproche, je suis nouvelle dc je ne voudrai pas enfreindre le règlement du forum. Si vous me l'autorisez, je le posterai.
Evidemment sans vous montrer ce que je recherche, il vous sera difficile de m'en dire plus donc j'attends vos réponses pour en dire plus.
Pour résumer, je suis à la recherche d'une aide à petit prix, ho la la svp vous sauvez pas hihihi peut-être qq voudrait s’amuser ou se faire la main ??
Pour le type de site que je recherche, et suis pas non plus feignante j'en ai passé des nuits blanches à faire mon site grâce au services gratuits de l’hébergeur, mais voilà le pb c'est que c'est trop basique et manque de fonctions.
Smiley deal C'est un site qui générera beaucoup de clics donc j'aurai besoin de pouvoir exploiter les possibilités de l'Incentive et des bannières donc des emplacements pour les placer (l'affiliation me passionne bon je n'ai pas la folie des grandeurs, je ne prévois pas en vivre ms au moins de financer le fonctionnement du site).
Ce n'est pas un site pro mais d'une communauté de concouristes, un plaisir perso.
Avec un peu d'effort j'aimerai être capable de le gérer seule comme ceux que je gère chez l’hébergeur avec un tableau de bord basique et facile d'utilisation. (ce n'est pas un site de jeux)
Y'a-t-il qq qui voudrait en savoir plus ? Smiley murmure
Modifié par Cache-cache (12 Mar 2014 - 14:25)
Il y a quelques jours, j'ai lancé un sujet sur Wordpress… depuis, je suis allé jeté un œil à ce site internet (qui correspond en réalité à 2 divisions visant un public différent), l'un étant utile aux codeurs aguerris, l'autre plus utile aux particuliers qui n'ont pas envie de se plonger corps et âme dans les lignes de code. Peut-être serais-tu à l'aise avec le « 2e » Wordpress qui te laisse gérer le contenu, et qui gère lui-même tout le reste… ?

Je te conseille d'aller voir ce sujet, d'ailleurs, il y a eu des réponses véritablement utiles et adéquates.

Note : cela vaut pour tout autre CMS…
bonjour,
je fais un retour d'expérience.
je me suis mis en Ae , micro-entreprise maintenant, dans la création de sites web
https://www.web54.fr il y a 8 ans.
Au début, je dépréciais mon travail et j'avais tort.
Autant les tout premiers mois j'avais encore à apprendre beaucoup (on a toujours à apprendre) autant très vite mes tarifs ne me permettaient pas d'avoir un salaire décent par rapport au travail fourni.
D'autant plus que les devis chers ne sont pas plus refusé que les devis pas chers.
Si tu cours après l'argent, tu acceptes n'importe quoi et pendant ce temps tu ne fais pas autre chose (te former, chercher des prospects, travailler).
Bonjour,
Je fais un retour d'expérience
Je me suis mis en AE, micro entreprise maintenant , en 2009 dans la création de sites web / formation / référencement : blablabla
Au départ j'ai déprécié à tort mon travail, je faisais des tarifs bas pour etre certain d'avoir le client.
Au final tu n'as pas plus le client si tu es cher ou pas, mais si tu fais un devis au rabais pendant ce temps tu ne fais rien d'autre ( te former, travailler, chercher des prospects)
Et de toute manière, il y aura toujours moins cher voir gratuit.
Alors ne dévalorisez pas votre travail !
Modifié par Raphael (22 Oct 2018 - 09:40)
lewebeur a écrit :
moi personnellement je recomande la création de site web chez *** -www.****.fr , ils offrent un trés bon rapport prix qualité .
par exemple pour un site vitrine ils le facturent à 600 eur max .

Ah... c'est magnifique de se donner la peine de créer un pseudo et de déterrer un sujet aussi vieux juste pour spammer avec un lien sans rapport avec le sujet.
Modifié par dew (21 Oct 2018 - 22:15)
Pages :