Bonjour à toutes et à tous,
tiens un TROLL à l'horizon, j'arrive !
Le clivage maitre assistant / professeur (celui qui détient une chair) n'est pas nouveau. De mon temps (tiens je parle comme un vieux), ce problème existait déjà. Autant, on pouvait parler d'égale à égale avec un maitre assistant car il avait l'expérience professionnelle en entreprise et aimait échanger avec les étudiants, autant un professeur nous toisait de sa supériorité universitaire. Je parle de mon expérience en tant qu'étudiant à l'IUT.
En ce qui concerne SUPINFO, que j'ai connu sous le nom d'E.S.I., puisque je suis un ancien de cette école, lorsque le fondateur Léo Rosentalis était encore vivant, la vocation de cette école était de faire des techniciens et des ingénieurs en informatique (à plein temps et non en tant qu'option en troisième année) alors qu'il n'y avait presque pas d'écoles concurrentes à l'époque (ESIEE, les arts et métiers et l'université). De plus, à cette époque là, le WEB n'existait pas et la formation se concentrait autour du gros système (surtout IBM) et sur des mini système (UNIX, ICL).
Donc je peux dire qu'à mon époque, on avait déjà des interrogations au sujet de la formation et du niveau que l'on aurait en entreprise. J'ai vite constaté que par les stages obligatoires, la formation dispensée était excellente et tout à fait adapté car beaucoup d'enseignants étaient des professionnels en postes en entreprises.
Maintenant la différence entre SUPINFO et les autres écoles d'ingénieurs reposent sur le cursus. Aujourd'hui beaucoup d'écoles sont entièrement tournées vers le monde WEB sans jamais aborder les questions de l'informatique comme le système, la programmation, l'analyse. Vous me direz que c'est une autre formation. Oui, je le reconnais, mais le fond du problème est qu'une école d'ingénieur doit répondre à une norme. On doit savoir qu'il existe trois sortes d'écoles d'ingénieurs : les écoles reconnus par la commission des titres, ceux par les ministères et ceux par les entreprises.
Ceux reconnues par la commission des titres ont pour vocation d'enseigner obligatoirement des mathématiques, de la chimie et de la physique. C'est d'ailleurs pourquoi, dans ces écoles, l'informatique était enseigné qu'en troisième année et en tant qu'option. D'où par la suite, l'apparition des écoles uniquement reconnues par les entreprises, ayant une formations spécialisées dans un métiers. C'est le cas de tous les métiers de l'informatique. Mais l'important, ce n'est pas le diplôme de la commission des titres mais le diplôme reconnu par les entreprises car vous aurez toujours un emploi.
Autre question : suivre une école d'ingénieur ou universitaire ? En discutant, en France avec les recruteurs, ils ont toujours eu une nette préférence pour les grandes écoles, même si un universitaire pouvait faire le même job. Je trouve que c'est un gâchis de vouloir embaucher un diplômé de grande école, pour ensuite le placer dans un travail subalterne (souvent en tant que débutant), mais cette façon de faire rassure les recruteurs en recherchant les meilleurs candidats.
Mais aujourd'hui, la donne à beaucoup changé. Je pense qu'il ne faut plus choisir entre grande école ou université mais plutôt de trouver une formation adéquate à ce que l'on veut faire. Le savoir faire doit primer sur la tête bien faite des grandes écoles. Je pense dès le départ, que la spécialisation dans les études supérieures est une condition nécessaire pour trouver rapidement un boulot. Je pense que l'époque qui consistait à suivre un cursus très général en suivant diverses matières afin d'avoir le plus de connaissances possible est fini. Aujourd'hui, on recherche des spécialistes. (même un intégrateur basique est déjà un spécialiste.)
@ Julien Royer : SUPINFO ou E.S.I est bien une école d'ingénieur !
@+
Modifié par Artemus24 (18 Nov 2011 - 14:05)