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Accessibilité du Web

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Un compte rendu (non officiel) de la DGME (direction générale de la Modernisation de l’État) sur la réunion RGAA (Référentiel général d'Accessibilité pour les Administrations) du 18 septembre 2007 vient d'être publié par l'association Braillenet : 17 octobre 2007: compte rendu de la D.G.M.E. sur la réunion R.G.A.A. du 18 septembre 2007

On y apprend des choses intéressantes et à titre personnel, je trouve dommage que la DGME ne communique pas plus, de manière officielle, sur les travaux en cours sur le RGAA. Cela est regrettable que l'on obtienne ces infos de manière détournée (et un peu partisane), alors que cela concerne, à mon avis, l'ensemble des utilisateurs du RGAA.
Modifié par buh31 (18 Oct 2007 - 10:23)
Hello,

Je regrette également que la communication à ce sujet soit aussi rare. Ça n'est pas bien étonnant vu la culture de l'administration française, mais tout de même...

Concernant les critiques de BrailleNet, je suis loin de toutes les partager, notamment en ce qui concerne le caractère non obligatoires de certains critères et le découpage par années (interprété par BrailleNet comme un système de niveaux, ce qui me semble être une analyse à côté de la plaque).

Le débat sur le caractère obligatoire ou non de certains critères me semble assez révélateur des différences d'approche Accessiweb/RGAA. Je cite le commentaire de BrailleNet:
a écrit :
L’association BrailleNet attire l’attention sur cette "facilité" utilisée dans le R.G.A.A. de rendre des critères d’accessibilité non obligatoires, ce qui est très négatif pour l’utilisateur final. Par exemple, ne pas rendre accessible les videos sur les sites Web (sous-titrage et audio-description synchronisés), c’est interdire à des personnes handicapées la consultation et la compréhension de messages du service public vers tous les citoyens.


Par contre, je partage les deux derniers points du commentaire:
a écrit :
# L’association BrailleNet s’étonne de cette affirmation de la D.G.M.E. qui dit que les Intranets ne seraient pas soumis à la loi au même titre que les sites Web. La lecture des lois en France et l'accessibilité numérique amène à la compréhension opposée.

# Quel sera le processus de validation de la version finale du R.G.A.A. avant publication ? quelle date ?
je suis tout à fait d'accord que la communication devrait être meilleur. Néanmoins, attention il s'agit d'un compte rendu de réunion non exhaustif et donc il peut facilement être mal interprété Smiley cligne puisque nombres de choses ont été échangées oralement lors de la réunion
sur ces deux points celui sur les intranets est une erreur d'interprétation du document

"les intranets entrent directement dans le champ d'application du RGAA
en particulier lorsqu'ils sont une composante directe du poste de
travail d'une personne handicapée"
Par contre, ce qui est dit c'est qu'il n'est pas légalement obligé
d'avoir une page "mention légale" sur les intranets

Pour la date le contenu technique ayant été validé, il reste la validation du
document d'accompagnement avant publication. La date de publication
dépend donc de cette validation et de la mise à jour du site existant.

La date du décret a sa vie propre, sur laquelle nous n'avons malheureusement aucun pouvoir
Modifié par goetsu (18 Oct 2007 - 12:05)
goetsu a écrit :
je suis tout à fait d'accord que la communication devrait être meilleur. Néanmoins, attention il s'agit d'un compte rendu de réunion non exhaustif et donc il peut facilement être mal interprété Smiley cligne puisque nombres de choses ont été échangées oralement lors de la réunion


J'ajouterais qu'il s'agit d'un projet de compte-rendu. C'est d'ailleurs je crois au moins une des raisons pour lesquelles il n'est pas officiel.
Bonjour,

Florent V. a écrit :

Concernant les critiques de BrailleNet, je suis loin de toutes les partager, notamment en ce qui concerne le caractère non obligatoires de certains critères et le découpage par années (interprété par BrailleNet comme un système de niveaux, ce qui me semble être une analyse à côté de la plaque).


La position de BrailleNet sur ce sujet est très loin d'être à coté de la plaque, c'est un "point de vue" qui est tout à fait justifiable, tant du point de vue de l'abandon des priorités WCAG que des niveaux, les vrais (obligatoire et recommandé) et les vrais-faux (déploiement progressif).

Il y à en ce moment un échange sur ce sujet sur la liste accessiweb.

Ci-dessous des extraits de mon intervention pour éclairer le propos...

Au sujet des priorités WCAG :

a écrit :

C'est un fait que RGAA abandonne le principe
des niveaux de priorités (P1, 2 et 3) et créer
ex-nihilo deux niveaux (obligatoire et recommandé).

Les niveaux de priorité WCAG (P1, 2 et 3) ne sont plus
cités qu'au titre de référence sans qu'on puisse
disposer, au travers de RGAA, d'une correspondance
établie.

Autrement dit un contenu WCAG A par exemple ne
correspond à rien de définis chez RGAA et si l'on peut
établir une correspondance (RGAA "obligatoire" vers
WCAG) elle me semble peut opérationnelle.

C'est bien l'absence de cette correspondance qui peut
amener à considérer que RGAA ne respecte pas la base
fondamentale de WCAG.


Au sujet des deux niveaux "obligatoire" et "recommandé"

a écrit :

Par ailleurs, RGAA créer de fait deux niveaux, le
niveau "obligatoire" et le niveau "obligatoire plus
recommandé".

Ce n'est pas faire injure aux Auteurs de RGAA que de
dire qu'imaginer qu'un critère "recommandé" soit pris
en compte, par les prestataires ou les clients, est un
voeux pieux : un critère recommandé ne sera implémenté
que de manière exceptionnelle et pas suite à une
décision mais plutôt par l'effet heureux de
circonstances favorables.


Enfin, au sujet du mode de déploiement progressif

a écrit :

Enfin, à l'issue de la phase initiale, RGAA se
présente comme une méthode plutôt monolithique ce qui,
paradoxalement, va à l'encontre de la progressivité
présentée comme une caractéristique de RGAA.

A moins que les phases d'implémentation successives
(N, N+1, N+2) perdurent, au delà de la phase initiale,
comme bases méthodologiques (de manière formelle ou
par le jeu de l'appropriation par les acteurs), ce qui
amène inévitablement à redouter que cela se transforme
en "niveaux de fait" ce qui écarterait définitivement
RGAA de WCAG.


Cela ne signifie pas que RGAA n'est pas "compatible WCAG", de ce point de vue le travail est fait.

Il n'y à donc pas de soucis du point de vue technique, ce en quoi je diffère de l'avis de Pierre quand il dit que "techniquement" braillenet considère que RGAA ne respecte pas WAI/WCAG.

Mais RGAA, de fait, propose une rupture conceptuelle avec WCAG, c'est un fait d'évidence et une position qui est tout à fait assumée par ses auteurs avec des arguments intéressants, notamment en ce qui concerne la rigidité de WCAG.

Je me permet de citer Aurélien qui dit en gros "Je préfère avoir 10% de sites moyennement accessibles que 1% très accessibles" (il me corrigeras si nécessaire).

La question est plutôt des moyens mis en oeuvre : RGAA mélange un référentiel technique, une problématique d'implémentation (obligatoire et recommandé) et un mode de déploiement progressif.

Est-on bien certain (nous en jugerons à l'usage) que ce mélange des genres permettra de créer les conditions d'une accessibilité "moyenne" avec quelques questions importantes :
- Pourquoi un prestataire prendrait-il la peine d'implémenter les critères recommandés.
- Le marché résistera-t-il à la tentation, économiquement très rentable, d'imposer les trois phases du déploiement progressif comme autant de niveaux d'accessibilité ce qu'ils ne sont pas ?
- Comment faire la différence entre un site RGAA "obligatoire" et "obligatoire et recommandé"
- Comment continuer à former au principe fondamental des priorités WCAG.


Jean-Pierre
(L'homme qui faute d'orthographe plus vite que son ombre)
Modifié par jpv (18 Oct 2007 - 20:38)
Merci Jean-Pierre pour les précisions, que j'avais déjà pu suivre sur la liste accessiweb. Je voulais justement copier-coller certaines de tes interventions d'aujourd'hui que je trouve plutôt éclairantes (mais je ne l'avais pas fait car le procédé aurait pu être jugé un peu cavalier).

J'avoue que le principe de ne pas mettre la barre trop haut et de permettre une prise en compte «minimale» de l'accessibilité (les points obligatoires du RGAA) me séduit plutôt. D'aucuns parleront d'accessibilité au rabais, mais ça n'est pas mon point de vue. À vrai dire, j'ai l'impression qu'il y a un gros blocage lié à l'idée que «le Web devrait être accessible», et que chaque page qui pose un problème d'accessibilité serait une sorte de «perversion» de la véritable nature du Web (résumée dans l'adage souvent radoté de Tim Berners Lee: «The power of the Web is in its universality. Access by everyone regardless of disability is an essential aspect.»). Pour ma part, j'ai tendance à voir les choses dans l'autre sens, c'est à dire à considérer tout gain d'accessibilité comme une amélioration plutôt que comme le rattrapage d'un retard inacceptable.

Enfin bref, je ne veux pas caricaturer les différentes positions. Je force pas mal le trait, mais c'est une impression que j'ai.
Bonsoir,

Non, il ne s'agit pas de caricaturer qui que ce soit ou quoi que ce soit, il s'agit d'un débat et l'immense qualité du RGAA est de poser des questions...

Par ailleurs, faisant partie du groupe d'experts "RGAA" comme le dit assez maladroitement d'ailleurs la DGME, j'ai validé l'ensemble technique du référentiel.

Ce qui ne m'empêche pas d'être relativement critique sur certaines de ses dispositions.

Il n'y à aucun ostracisme ni tentations maximalistes de la part des gens sérieux qui bossent sur l'accessibilité, en tout cas pas ceux que je connais.

Il y à, en revanche, à l'évidence, des méthodes nouvelles à trouver et des choix "philosophiques" à faire.

Le RGAA est une étape importante pour l'accessibilité en france (pour ce qui nous concene) car ce document et cette "proposition" poussent au questionnement et au débat d'idées et c'est une chose importante pour l'avenir.

Jean-Pierre
Modifié par jpv (19 Oct 2007 - 01:09)
Florent V. a écrit :

J'avoue que le principe de ne pas mettre la barre trop haut et de permettre une prise en compte «minimale» de l'accessibilité (les points obligatoires du RGAA) me séduit plutôt


Heu... l'ensemble des critères obligatoires de RGAA définissent un profil de site plutôt très bon.
Il ne s'agit pas du tout d'accessibilité au rabais.

Encore une fois ce n'est pas le fond technique qui est en cause (modulo le statut recommandé scandaleux des longueurs d'alternatives d'images et de liens et de quelques autres facilités Smiley cligne )

Ce qui est débattu c'est surtout la méthodologie, l'applicabilité, les moyens et ce que ça pourrait impliquer...

Jean-Pierre
a écrit :
La question est plutôt des moyens mis en oeuvre : RGAA mélange un référentiel technique, une problématique d'implémentation (obligatoire et recommandé) et un mode de déploiement progressif.


Je reconnais le mélange mais la problématique d'implémentation est effectivement dût au fait que tout cela devrais à terme se retrouver dans un cadre légal. Un petit rappel qui peut avoir son importance ce sont les succès aux tests qui sont obligatoire ou recommandé, dans la mise en oeuvre il n'est pas fait de différence.

a écrit :
Je me permet de citer Aurélien qui dit en gros "Je préfère avoir 10% de sites moyennement accessibles que 1% très accessibles" (il me corrigeras si nécessaire).


Exacte sauf que je préfèrerais en avoir 90% moyennement accessibles que 1% très accessible Smiley cligne

a écrit :
- Pourquoi un prestataire prendrait-il la peine d'implémenter les critères recommandés.


la concurrence tout simplement, de plus tout les acteurs ne se contentent pas du minimum, la preuve il y en a bien qui veulent et obtiennent le label or

a écrit :
- Le marché résistera-t-il à la tentation, économiquement très rentable, d'imposer les trois phases du déploiement progressif comme autant de niveaux d'accessibilité ce qu'ils ne sont pas ?


là c'est clairement le rôle du document d'accompagnement auquel je tiens tant. Après, c'est comme partout il y aura toujours des charlatans mais il est clair que de notre côté il y a un seul objectif à atteindre, on propose de l'atteindre par étapes pour ceux qui en ont besoin mais on peut tout à fait faire sans étapes ou avec des étapes différentes que celle défini dans le RGAA (par profil, par type d'élément, etc)

a écrit :
- Comment faire la différence entre un site RGAA "obligatoire" et "obligatoire et recommandé"


la déclaration de conformité devrait y aider, sans parler d'éventuelle démarche de communication

a écrit :
- Comment continuer à former au principe fondamental des priorités WCAG.


je ne vois pas en quoi ils sont remis en cause à partir du moment ou il y a effectivement un tableau de correspondance d'établi et que les rares must (A) manquants et les should (AA), may (AAA) ajoutés le sont pour des raisons qui ont été débattues et entérinées collégialement (cf audio desc et longueurs des alt) ou issu de l'évolution naturel dût à l'âge avancé des WCAG 1.0 qui font qu'elles sont obsolètes par endroit. Au passage, il y a le même problème avec Accessiweb dont les niveaux ne correspondent pas exactement au niveau WCAG.

Pour finir, une petite métaphore issu du monde automobile, le contrôle technique qui autorise à circuler ne vérifie qu'une très petite partie des pièces nécessaires au bon fonctionnement des voitures pour se concentrer uniquement sur les pièces vitales. Pourtant, personne n'achèterait ou n'aimerait utiliser une voiture uniquement composées des pièces vérifiée lors du contrôle technique. Les fabricants rivalisent toujours pour en proposer plus et y a même certains propriétaires qui font du tuning Smiley cligne

Bon aller à cause de tout cela je vais encore avoir des cernes demain matin moi Smiley confus
a écrit :
Encore une fois ce n'est pas le fond technique qui est en cause (modulo le statut recommandé scandaleux des longueurs d'alternatives d'images et de liens et de quelques autres facilités cligne )


scandaleux tout de suite les grands mots, en l'état passer le test sur la longueur des alternatives et des liens en obligatoire ne changerait pas grand chose vu qu'on ne dispose pas de limites chiffrées de référence faisant office de règles inviolables. Il y en aurait tout autant qui validerait le test avec des liens de 500 caractères.

Toute proposition reste la bienvenue, on sait jamais
Modifié par goetsu (19 Oct 2007 - 01:58)
jpv a écrit :
Bonjour,

Scandaleux, c'était de l'humour aurélien Smiley cligne

Jean-Pierre


D'ailleurs, je n'ai même pas râlé, tiens.

En revanche, il faudra vraiment qu'on rediscute sérieusement de cette idée d'un "abandon des niveaux WCAG".
Bonjour

a écrit :
"Je préfère avoir 10% de sites moyennement accessibles que 1% très accessibles".

Cette recherche de l'accessibilité en tant que but à atteindre ne mène qu'à des séries d'impasses : dans l'impossibilité d'extraire "ce qui fait l'accessibilité" de "ce qui fait une forme de qualité" on en arrive à comparer maladroitement WCAG et RGAA (les avantages de l'un, les inconvénients de l'autre) alors que la question n'a aucun sens : ni l'un ni l'autre n'ont vocation à nous faite atteindre un "état d'accessibilité" (genre de Graal moderne*), mais plutôt à nous aider à intégrer ces notions dans une démarche d'amélioration globale de qualité.
A partir de là il ne peut y avoir obligation car cette obligation serait aberrante : on ne peut contraindre quelqu'un à entreprendre une démarche qui n'a pas de sens en dehors d'un "contenant" plus large, qui est celui de la qualité des services en ligne. (ce serait comme par exemple obliger quelqu'un à suivre à la lettre une recette de cuisine exotique et dont il ne maitrise pas les savoirs-faire et se réjouir que le plat une fois servi soit parfaitement conforme à la recette, quoiqu'immonde au goût.)

Ce que disent RGAA et WCAG, c'est que cette qualité des services en ligne reste incomplète sans la prise en compte de l'accessibilité, et chacun à leur façon ils en détaillent l'approche. Mais le but à atteindre n'est pas de pouvoir au final prendre les points les uns après les autres et de cocher les cases correspondantes en disant "c'est fait, passons à la suite"... le but à atteindre c'est un contenu de qualité. Là où il y a de l'ambiguité c'est qu'à aucun moment ni RGAA ni WCAG n'imposent leurs critères comme excluant tous les autres. Alors pour en revenir par exemple à la vidéo et au débat sur le transcript, on a deux attitudes possibles :
1/ J'ai en tant que webmaster une vidéo à mettre en ligne.. Voyons ce que dit RGAA ou WCAG ? ceci et cela... ensuite je fais ou je ne fais pas, selon mes compétences, ma disponibilité ou ma compréhension. On est là dans une démarche d'accessibilité comme résultat
2/ J'ai une vidéo à mettre en ligne. Voyons ce que dit cette vidéo... j'essaie de savoir si ce qu'elle présente est déjà partiellement explicite dans le contenu du document ou pas, j'essaie de l'appréhender comme "morceau de contenu" dans un contexte particulier (le document en cours). Ceci fait j'ai plusieurs options : faire un lien vers une page avec avertissement, la mettre en ligne avec transcript, la mettre en ligne sans transcript mais avec tout un dispositif explicitant les événements non-perceptibles autrement que visuellement, etc. C'est une fois ce choix réalisé que je me tourne vers les recommandations pour choisir la meilleure. On est là dans une démarche d'accessibilité comme méthode
Ça fait une différence.

<edit>*le Graal moderne est-il himalayen ??? Smiley lol </edit>
Modifié par Arsene (19 Oct 2007 - 11:25)
je n'ai pas pris garde au Smiley cligne mais cela n'empêche pas qu'on est toujours preneur de solution pour améliorer le bouzin
Modifié par goetsu (19 Oct 2007 - 12:46)
Pour ma part, je voudrais surtout une solution à donner aux responsables de contenu qui ne peuvent modifier un libellé, un title ou un alt de X+1 caractères parce:
- qu'il répond parfaitement par ailleurs aux autres points de contrôle WCAG, c'est à dire qu'il véhicule toute l'information nécessaire sans qu'un caractère puisse en être retranché
- ou qu'il obéit à d'autres contraintes (libellés réglementaires, marques) non négociables

Et si cette solution permet d'éviter les hypocrites astuces à base d'image découpée en deux images distinctes, par exemple, pour répartir les X+1 caractères en deux moitiés, ce serait parfait. Ou disons plutôt... robuste Smiley cligne

<edit>Ah... Si on m'expliquait de manière convainquante le niveau exact A AA ou AAA d'accessibilité auquel se situe finalement cette fameuse limite, je serais comblé Smiley ravi </>

<re-edit>Terre à terre, je sais; Mais au moins plus pertinent que ce que j'ai été amené à lire aujourd'hui ailleurs qu'ici sur le RGAA</>
Modifié par Laurent Denis (19 Oct 2007 - 13:54)
... et que je crois que RGAA ou WCAG (ou tout ce qu'on voudra dans la gamme des référentiels : UWEM, Accessiweb,...) ne se substitue pas à une prise de décision : devant tel ou tel problème je fais quoi ? Que cette prise de décision amène ensuite à rendre l'application de cette décision "accessible" me semble définir assez exactement le rôle que les différents référentiels peuvent jouer chacun à leur façon ; qu'ensuite les considérer comme outils déterminant une stratégie d'élaboration et de restitution de contenu me paraît leur octroyer un rôle qu'ils n'ont pas.
L'exemple cité par Laurent (2 images pour un attribut alt complet) est éclairant : pour être "conforme" on devient complètement aberrant. L'honneur et la norme sont saufs mais la qualité générale du contenu est amoindrie. Il ya donc une décision à prendre : privilégier l'intitulé complexe ou la norme.
(accessoirement j'ai rencontré ce prob il y a quelques temps avec un lien très long absolument incompressible : l'attribut "title" était soit trop long, soit moins complet... alors on décide quoi ? La solution était en amont, dans la reconception de l'intitulé malheureusement non-négociable)
Laurent Denis a écrit :

En revanche, il faudra vraiment qu'on rediscute sérieusement de cette idée d'un "abandon des niveaux WCAG".


L'expression est peut-être exagérée mais en pédagogie on à le droit de le faire Smiley cligne

Disons qu'il s'agit plus précisement d'une dilution par référence qui (voir ci-dessous) peut créer de la complexité.

Connaissant ton agilité d'esprit et même si ça va faire un peut crypté pour les lecteurs (je m'en excuse par avance) :

- Je peux faire du WCAG A/AA/AAA dans le cadre d'une démarche RGAA, c'est un fait indéniable, c'est à dire de l'intérieur

- Maintenant est-ce que je peux faire la même chose de l'extérieur, notamment par l'intermédiaire d'une méthode quelconque dans un cadre plus large où RGAA ne serait utilisé que comme objectif de conformité ou outil de validation (sur lequel il performe grave Smiley smile )?

Ce qui se résume à la question : A quoi correspond chez RGAA un contenu WCAG A ou AA.
Je ne pose pas la question d'un contenu AAA qui correspond au niveau "obligatoire plus recommandé" pour RGAA N+2

Je te laisse imaginer des scénarios sous contrainte (équipe déjà formée à WCAG ou une méthode) outils adaptés pour traiter du contenu selon les priorités et pleins d'autres contextes imaginables où simplement parce que c'est comme ça qu'il apparait pertinent de le faire...

Pour le moment toutes les expériences que j'ai faite (dont au moins deux dans un cadre opérationnel) créer de la complexité, à la fois à la mise en oeuvre mais également à l'explication et/ou la formation.

Cas d'école : un contenu A ou AA "génère du travail en trop et du travail à faire" par rapport a RGAA N et N+1.

C'est un peut le syndrôme "boite noire" du développement logiciel ou une classe peut, mal conçue, se retrouver à dialoguer de manière univoque avec son environnement (de elle vers l'extérieur).

De mon point de vue c'est la conséquence directe d'avoir structuré la méthode autour de l'objectif de déploiement progressif ce qui la rends un chouia "autiste" vis à vis d'autres méthodes.

Je ne suis pas encore en capacité de mesurer les conséquences en terme de mise en oeuvre mais la question existe en même temps qu'une réponse (n'utiliser que RGAA) ce qui pose d'autres questions Smiley smile Smiley lol

Bon ce n'est pas encore très clair, j'affute et je réfléchis avant de jeter toutes mes méthodologies, précieusement élaborées ces huit dernières années, à la poubelle pour me "convertir" à RGAA Smiley cligne

Mais la complexité à faire correspondre des méthodes WCAG avec la typologie de RGAA existe bien en revanche.

Evidemment preneur de toutes les énormités que produirait mon tas de neurones fatigués, mais surtout preneur d'une réflexion sur ce sujet.


Laurent Denis a écrit :
Pour ma part, je voudrais surtout une solution à donner aux responsables de contenu qui ne peuvent modifier un libellé, un title ou un alt de X+1 caractères parce:
- qu'il répond parfaitement par ailleurs aux autres points de contrôle WCAG, c'est à dire qu'il véhicule toute l'information nécessaire sans qu'un caractère puisse en être retranché
- ou qu'il obéit à d'autres contraintes (libellés réglementaires, marques) non négociables

Et si cette solution permet d'éviter les hypocrites astuces à base d'image découpée en deux images distinctes, par exemple, pour répartir les X+1 caractères en deux moitiés, ce serait parfait. Ou disons plutôt... robuste Smiley cligne

<edit>Ah... Si on m'expliquait de manière convainquante le niveau exact A AA ou AAA d'accessibilité auquel se situe finalement cette fameuse limite, je serais comblé Smiley ravi


Bien sur, evidemment, parfaitement et pour faire un autre trait d'humour ce problème est scandaleux Smiley cligne

Sur mon atelier de travail Accessiweb, puisque c'est de ça qu'il s'agit, j'ai très précisement ce problème qui est une absurdité de la méthode.
La solution peut exister elle est à l'Oeuvre dans d'autres critères comme celui des images textes qui s'appliquent sur tout sauf les logotypes et assimilés.

Dans le même ordre d'idée certains aspects du traitement des acronymes/abbréviation et des indications de langue me fait plisser les yeux genre "reglement de compte à OK Corral", mais pour etre honnête je ne me sens pas vraiment soutenu dans ce genre de combat par le vide sidéral de la communauté GTA...

Mais je m'obstine... et ceux qui se souvienne du combat contre le critère 10.3 sauront que l'obstination paie (teasing)...:)

Pour le niveau de référence c'est plus compliqué, on pourrait dire que c'est "au moins" du AA qu'il faut, pour des circonstances particulières traiter comme du A puisqu'il existe des situations particulières où cela peut générer un problème d'accès à l'information (notamment à partir d'une restitution limitée).

Mais il y en à plein d'autres comme ça, c'est à dire tous ces foutus critères circonstanciels.

Et plus j'avance dans ce genre de réflexion plus je me dis qu'il manque à chaque fois un étage entre la théorie WCAG la méthode et son application.

La voie RGAA contourne cet obstacle en diluant la structure des priorités et en créant l'étage manquant "obligatoire et recommandé" dont je doute réellement de l'efficacité (le remède peut-être pire que le mal) sur certains critères dont celui sur la gestion des longueurs d'alternatives.

Tiens d'ailleurs un peut de grain à moudre : Dans la pratique sur une image qui à besoin d'une description détaillée le alt est utilisé pour diffuser l'information importante (nécessaire à la compréhension) et longdesc pour l'information périphérique (le contenu accessoire de l'image).

Pour illustrer on à un graphique à baton et on utilise qu'un baton dans le contenu associé : alt= baton qu'on utilise, longdesc le contexte du baton qu'on a utilisé.

Si on ne limite pas la longueur de alt on aura et c'est naturel tendance à tout diffuser via le alt ce qui nuit à cette même compréhension.

Problème d'application me diras-tu justement, mais comme rien de m'oblige à y penser (dans la vraie vie je ne teste pas ce critère en invoquant n'importe qu'elle justification), je ne vais pas y penser...

Si ce critère est obligatoire, ad minima, je suis certain que la question est posée.

En dehors de toute considération de limite de longueur qui est une décision à prendre de manière arbitraire, comme est tout à fait arbitraire la mesure des contrastes Smiley cligne

Modulo évidemment la solution à la prise en charge de contraintes particulières qui ne permet pas de traiter le critère ou un aspect de son application.

Jean-Pierre
Modifié par jpv (19 Oct 2007 - 21:05)
a écrit :
Mais je m'obstine... et ceux qui se souvienne du combat contre le critère 10.3 sauront que l'obstination paie (teasing)...:)


Bon le match commence et je n'ai pas vérifier mais c'est bien le rapport entre l'ordre graphique et l'ordre du flux.

Si c'est le cas, se critère serait-il sous peu modifié? et perdrait-il son caractère invalidant?

EDIT:

Bon c'est bien cela

a écrit :
Fiche 10.3 : Avec les feuilles de style désactivées, l'ordre d'apparition de l'information est-il respecté par rapport à l'ordre d'apparition initialement défini ?


Etant actuellement confronté à ce problème de critère qu'en est-il exactement?
Modifié par knarf (19 Oct 2007 - 22:59)
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