schtroumph a écrit :
Merci pour l'info, j'aurais appris un truc de plus
Personnellement, je ne les utilise pas. Ça complique (je suis toujours fervent de
KISS et
YAGNI)
schtroumph a écrit :
Comment je fais pour vérifier le résultat d'une commande ? car effectivement, je fais un copier-coller et je tape sur entrée. Donc un copier-coller tout bête lol
Très dangereux ce que tu fais. Tu peux planter ton /home. Pire, tu plantes ton système lorsque tu es en mode admin !
RTFM : lire toujours le manuel !
Sous Linux, lire la documentation doit devenir un réflexe. En effet, bien que cela fasse un peu peur au premier abord, la documentation est vraiment le meilleur endroit pour en savoir plus sur les commandes que tu utilises.
La commande
man (abréviation de manual) : afficher le manuel d'une commande
La commande man s'utilise très simplement : elle prend en paramètre le nom de la commande dont tu veux lire la doc. Par exemple, si je veux tout savoir sur la commande mkdir, je dois écrire :
man mkdir
Les principales sections du manuel
Comme tu peux le voir, le manuel de la commande est découpé en plusieurs sections (leurs noms sont écrits en gras et alignés à gauche de l'écran).
Voici leur signification.
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NAME : le nom de la commande dont tu es en train d'afficher le manuel ainsi qu'une courte description de son utilité.
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SYNOPSIS : c'est la liste de toutes les façons d'utiliser la commande. Nous y reviendrons un peu plus loin car il est vital de comprendre ce qui est écrit dans cette section.
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DESCRIPTION : une description plus approfondie de ce que fait la commande. On y trouve aussi la liste des paramètres et leur signification. C'est en général la section la plus longue.
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AUTHOR : l'auteur du programme. Il y a parfois de nombreux auteurs ; c'est souvent le cas d'ailleurs avec le logiciel libre.
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REPORTING BUGS : si tu rencontres un bug dans le logiciel, on te donne l'adresse de la personne à contacter pour le rapporter.
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COPYRIGHT : le copyright, c'est-à-dire la licence d'utilisation de la commande. La plupart des programmes que tu utilises sont certainement des programmes open source sous licence GPL, ce qui te donne le droit de voir la source et de redistribuer le programme librement.
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SEE ALSO : cette section te propose de « voir aussi »
Pour faire simple, les trois premières sections sont vraiment les plus importantes (NAME, SYNOPSIS et DESCRIPTION). Ce sont celles que nous regarderons dans la plupart des cas et c'est aussi pour cela qu'elles sont au début du manuel.
Comprendre le SYNOPSIS
Le SYNOPSIS est une des sections les plus importantes mais aussi une des plus difficiles à lire. Son rôle est de lister toutes les façons possibles d'utiliser la commande. En clair, le SYNOPSIS t'affiche toutes les combinaisons de paramètres que l'on peut réaliser avec cette commande. Certains SYNOPSIS sont simples, d'autres plus compliqués. Je pense que le mieux est de voir des exemples pour bien comprendre comment ça fonctionne.
La section SYNOPSIS de mkdir est présentée sur la figure suivante. (mince, je ne peux pas souligner le texte dans ce code)
mkdir [OPTION]... DIRECTORY...
Même si ce SYNOPSIS est court, il contient déjà beaucoup d'informations : il te dit comment on doit utiliser la commande. Détaillons point par point ce SYNOPSIS.
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mkdir : pour utiliser la commande mkdir, tu dois commencer par taper mkdir ; ça, c'est logique.
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[OPTION] : après mkdir, tu peux écrire une option. Dans le SYNOPSIS, on met des crochets pour indiquer que c'est facultatif. Tu n'es donc pas obligés d'écrire une option
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DIRECTORY : c'est le nom du répertoire à créer. Ce paramètre est obligatoire puisqu'il n'est pas entre crochets. C'est en effet logique : la commande mkdir sert à créer un dossier, la moindre des choses est d'indiquer le nom du dossier à créer !
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… : le terme DIRECTORY est suivi de points de suspension. Cela signifie que l'on peut répéter DIRECTORY autant de fois que l'on veut. Traduction : on peut indiquer plusieurs répertoires à la fois pour que la commande les crée tous d'un coup.
Les mots du SYNOPSIS écrits
en gras sont des mots à taper tels quels.
Les mots soulignés, eux, doivent être remplacés par le nom approprié. C'est logique : on doit bel et bien écrire précisément mkdir, par contre on ne doit pas écrire DIRECTORY mais le nom du répertoire. La présence d'un paramètre souligné signifie donc : « Remplace le mot souligné par un mot qui convient à ton cas »
Comme on l'a vu, les points de suspension après DIRECTORY nous indiquent qu'on peut répéter le nom du répertoire autant de fois que l'on veut, ce qui nous permet d'en créer plusieurs d'un coup.
On peut donc aussi utiliser mkdir comme ceci :
mkdir un_répertoire un_autre_repertoire encore_un_repertoire et_un_autre_repertoire etc
Maintenant, on peut aussi préciser des options facultatives (que l'on peut répéter puisque dans le synopsis, il y a les points de suspension). Ces options sont listées dans la section DESCRIPTION du man juste un peu plus bas :
DESCRIPTION
Créer les RÉPERTOIREs s'ils n'existent pas.
Les paramètres obligatoires pour les options de forme longue le sont aussi pour les options de forme courte.
-m, --mode=MODE
utiliser le mode du fichier (comme avec « chmod »), et non au format umask (a=rw)
-p, --parents
pas d'erreur s'il existe, créer des répertoires parents comme il faut, avec des noms de fichier non touchés par l'option -m
-v, --verbose
afficher un message pour chaque répertoire créé
-Z définir le contexte de sécurité SELinux de tous les répertoires créés au type par défaut
--context[=CTX]
comme -Z ou, si CONTEXTE est indiqué, définir le contexte de sécurité SELinux ou SMACK à CONTEXTE
--help Afficher l'aide-mémoire et quitter.
--version
Afficher les informations de version et quitter.
Petite astuce que je fais régulièrement (c'est du bash, il me semble). Je souhaite créer plusieurs répertoires dans un dossier spécifiques. J'utilise l'option -p puis j'ajoute des accolades et j'écris le nom des répertroires
sans espaces
mkdir -p static/{css,img,js}
Avec la commande touch, je peux créer à la volée des fichiers vides avec la même extension suivant l'astuce dont je t'ai parlé :
touch static/css/{index,base,components,utilities,extra}.css
Ce qui donnera :
static/
|-- css
| |-- base.css
| |-- components.css
| |-- extra.css
| |-- index.css
| `-- utilities.css
|-- img
`-- js
Pour finir, lorsque tu cherches une commande pour faire quelque chose sur ton système, il y a la commande apropos
schtroumph a écrit :
Effectivement c'est pas dans la liste :
Je me doutais que c'était une histoire de droits. Je ne fais pratiquement plus de php (sauf pour quelques cas). De mon côté, j'ai bataillé pour arriver à mes fins. J'ai fait un système avec la commande ln -s. Pour le coup, j'avoue que c'est un peu complexe. Mais ça fonctionne.
schtroumph a écrit :
Pour les sites je nomme toujours les dossiers et les fichiers en minuscules et un tiret du 6 à la place des espaces. Je ne savais pas qu'avec Linux il valait mieux faire la même chose pour les noms des disques. Je vais donc les renommer.
C'est dans le cas du web ! Apache, Nginx, Caddy, serveur de développement, etc. ne fonctionneront pas correctement avec des dossiers mal nommés (ce dont je t'ai parlé précédemment)
____
1. austère, mais très intéressant lorsqu'on connait déjà le sujet :
https://www.formatux.fr
2.
https://cheat.sh/ (il y a un input sinon en curl si tu veux avoir le résultat dans ton terminal)
3. explainshell.com (un site où tu colles une commande et il te décortique chaque partie en langage clair)
4. tldr (commande à installer sur ton système. L'équivalent de cheat.sh )
Modifié par Niuxe (23 Jun 2026 - 17:29)