Hello,
Gilles a écrit :
Euh... Je me suis opposé à cette loi, mais vraiment pas avec ces arrière-pensées. Merci de ne pas généraliser
:
Oui, bien sûre, il y a toujours des exceptions, ... mais que l'on ne peut pas généraliser non-plus. Tu parle comme ça, parce que tu fais partie des personnes sensibilisées ou qui se sont posé des questions d'une manière ou d'une autre. Mais si tout le monde avait cette démarche, il n'y aurait tout simplement jamais de crise humaine ni sociale... et la réalité montre tout le contre
(sans en dire trop, pour ne pas virer vers un sujet inaproprié à ce site douçâtre).
Gilles a écrit :
dans le cadre de mon métier, ce que je mets sur Internet est certes la plupart du temps mis à disposition en CC, mais je vends aussi des trucs [...] mais il y a des contenus payants, qui permettent de financer le contenu gratuit. C'est tout à fait légitime.
Tu as trouvé un mode de paiement en ligne qui te convient ? (moi toujours pas)
Je cale sur le problème de PayPal qui n'accepte pas les cartes de paiement basique (ce qui est discriminatoire)
KnS a écrit :
Beaucoup pensent, à juste titre ou non, que l'accès au savoir, à l'information et à la culture ne devrait pas être réservé à une communauté et/ou statut social.
Chacun devrait avoir ce droit.
Plutôt oui, mais à condition que ce ne soit pas un faux droit, que ce ne soit pas un droit qui finisse en blague. Reconnaître l'accès à certains pans de la culture sans reconnaître de droit tout court, justement parce que reconnaitre partiellement le premier droit n'angage à rien, ça ne va pas loin non-plus
(Ex. pense par exemple aux personnes qui pourront faire toutes les études qu'elles pourront, mais à qui on n'accordera jamais le droit d'être balayeur par exemple). Ce ne sont pas les droits isolés coupé de tout qui sont importants, mais les droits effectifs et leur impact dans la vie quotidienne. À quoi cela sert-il d'autoriser une personne à apprendre 10 langues, si c'est pour la traiter en illétré.
Et justement, les deux sont liés, puisque dans le cas de la culture actuelle, on prétend vouloir la culture pour tout le monde, mais en même temps, en reniant d'attribuer la valeur qu'elle apporte aux personnes qui l'apporte
(l'artiste est un peu ici celui qui parle 10 langues et que l'on traite comme illétré).
KnS a écrit :
Prenons un exemple, le dictionnaire de la langue française. On est tous d'accord que le contenu est une chose de bien national. Et pourtant on le paye. On paye forcément les frais de production et de diffusion, choses, qui avec la révolution numérique patente, n'auront plus lieu d'être.
Premier point : « révolution numérique »
KnS a écrit :
Reste à rémunérer le temps passé au tri, au choix des mots et aux définitions car il faut le savoir un petit Larousse ou un petit Robert ne sont qu'un condensé (1/8 du véritable dictionnaire de la langue française).
Deuxième point : « la mise en oeuvre »
KnS a écrit :
Alors si l'on est reconnaissant de ce temps passé, on ne comprend pas pourquoi l'on devrait payer pour accéder aux sources de notre langue maternelle.
Et là, je ne comprend plus .... « si l'on est reconnaissant de ce temps passé, on ne comprend pas pourquoi l'on devrait payer pour accéder » ? N'est-ce pas paradoxal ?
Pour ce qui est de ce point précis d'ailleur, il existe un dictionnaire qui est dans le domaine publique et qui a été numérisé : Le Littré. Alors évidement, certaines personnes vont retorqué qu'il est vieux, qu'il date de 1800; mais il fait partie de ces base minimum, avec lesquelles on peut toujours faire quelque chose.
KnS a écrit :
Alors oui, il faut bien que les gens vivent, tout travail mérite salaire. Et c'est bien là le gros du dilemme.
Tout gratuit et les auteurs meurent.
Justement, sur ce point, cette démarche aussi un impact négatif : si les internautes se font forcé la main à acheté quelque chose qu'il ne consome pas, première c'est du vol, deuxièmement, ce vol aura un impact sur leur capacité à acheter ce qu'il aurait éventuellement eu la démarche d'acheté, et troisièmement, ça va inspirer un dégout qui va les rendre étanches à toutes pédagogie sur la question
(en plus d'en mettre quelques un en péril, vu que depuis quelques années, l'accès à internet n'est plus réservé au priviliégiés).
KnS a écrit :
Tout payant et les fossés entre riches et pauvres s'agrandissent faisant place à un élitisme certain.
Le prix n'est qu'une face caché : quand un prix trop élevé pour être accessible est fixé à un élément de la culture, cela signifie tout simplement, que même si une personne qui n'avait théoriquement pas les moyens d'y accéder, parvient à y accéder, le cas sera renié
(voir le précédent exemple imagé de la personne qui parle 10 langues mais que l'on traite en illétré).
Cette question que tu met en avant, ne peut pas être réduite aux cout d'accès, elle est une question de droit et de société.... le cout n'étant qu'un signe de la chose, et pas la chose elle même. Je veux dire par là, que imposer à certaines personnes qu'elles fournissent des choses gratuitement, n'enrichira (au sens large) l'autre qui veut en profiter en rien si ça n'est pas accompagné d'une démarche de reconnaissance (car problème de droit et de société avant tout) mais mettra en plus l'autre sur la paille. Et au final, tout le monde se coule.
KnS a écrit :
C'est dans cet esprit que certains artistes ont proposé leurs travaux gratuitement avec une option de paiement. Le paiement n'est plus un dû mais un gage de reconnaissance.
Comme la forme initial du shareware ? « on paie si on trouve que ça en vaut la peine ». 15 ans aprés la création du shareware, le bilan et que personne ne versait le moindre centimes, et finalemetn le shareware à été obligé de changé de forme, pour devenir « essai bridé et limité dans le temps »
Si cette solution fonctionnait, ça se saurait.
KnS a écrit :
Laissant donc ceux qui le peuvent et veulent à payer les auteurs... mais là encore les riches diront que c'est injuste qu'ils soient les seuls à débourser mais je ne suis pas convaincu que les gens dans le besoin soit pingre. Il a été reconnu que l'homme même pauvre (voir surtout les pauvres en fait) sont généreux.
Comme tu le dis, les plus radins sont les plus riches. Mais en même temps, tu parle de l'espace sociale traditionel. Le net, c'est un peu pour certain(e)s comme avec la voiture. On dit souvent qu'une fois les gens montés dans leur voiture, ils changent de comportement. Là c'est pareil, le bon sens que tout le mondre trouverait évident dans l'espace sociale traditionel, disparait comme par enchantement dés que l'on est sur le net. Ainsi, voler un CD à la FNAC, c'est un vol, mais volé un CD sur internet, ça n'est plus un vol
Le problème n'est pas une question de prix souvent, mais le simple fait qu'il y ait un cout, aussi minimul soit-il. Comme je le dis souvent, même si un chose XYZ ne coutait que 1 cents, l'internaute moyen trouverait que c'est trop chèr. Parce que ce dont il se plaind, n'est pas que c'est trop chèr, mais que de la seule idée qu'une contribution aussi minimum et dérisoire soit-elle puisse être demandé
(j'ai assez abordé le sujet sur des forums généraux pour en savoir quelque chose). L'argument universel qui revient invariablement se résume comme suit : « on m'a vendu internet en me promettant que tout y est gratuit, on m'a assuré que l'on me donnerait tout grauitement ». Et quand on demande qui a promis quoi en angageant qui, bien évidement, les réponse sont confuse.
Il faut dire que sur ce point, les FAI y sont un peu pour quelque chose, en faisant « le cadeau » de vendre aux internautes des services « grauits », bien entendu fourni par d'autres et auquel ils ne contribuent nullement (les FAIs). Alors cette attitude de leur part de mettre en place un achat forcé et dans ce contexte est un abus. Ils pigeonnent à la fois les internautes et les acteurs du web.
KnS a écrit :
Je pense que ce qui anime les pirates c'est plutôt le dégoût du coût de cet accès à la culture que de vouloir le tout gratuit.
Non, absoluement pas : la seule idée de reconnaitre la moindre rétribution. Prend le plus gros maniaque de firefox, il te dira toujours paradoxalement qu'il ne paierait par exemple pas le moindre cents pour ça
(paradoxal, quand on voit la valeur qu'il dit y accorder). Avec la musique en ligne, c'est pareil... et pas seulement la musique.
Modifié par hibou57 (16 Jul 2009 - 14:08)